C’est une décision qui ne manquera pas de susciter débats et réactions au sein de la communauté universitaire. Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle a annoncé la suspension immédiate de toutes les cérémonies de remise de diplômes dans les universités, instituts et écoles supérieures, publics comme privés, de N’Djamena.
Selon le communiqué officiel, cette mesure intervient à la suite de « comportements jugés inappropriés » observés lors de précédentes cérémonies académiques. Sans entrer dans les détails, les autorités ministérielles estiment que ces dérives portent atteinte à l’image de l’enseignement supérieur et aux valeurs de discipline, de respect et de solennité qui doivent caractériser de tels événements.
Les cérémonies de remise de diplômes, moments symboliques marquant l’aboutissement de plusieurs années d’efforts pour les étudiants, sont ainsi mises entre parenthèses jusqu’à nouvel ordre. Une décision forte, qui concerne l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur de la capitale, sans distinction de statut.
Le ministère se montre ferme : les responsables des universités, instituts, écoles supérieures ainsi que les gestionnaires de salles sont expressément appelés à respecter strictement cette directive. Tout manquement pourrait entraîner des sanctions, précise-t-on dans les milieux proches du dossier.
Si certains étudiants et parents expriment déjà leur déception face à la suppression de ces moments de célébration, d’autres voix saluent une décision visant à restaurer l’ordre et la dignité dans le milieu académique. En toile de fond, le ministère semble vouloir rappeler que la formation universitaire ne se limite pas à l’obtention d’un diplôme, mais implique également le respect des normes et des valeurs républicaines.
En attendant une éventuelle levée de la suspension, le message des autorités est clair : l’excellence académique va de pair avec un comportement responsable. Les regards sont désormais tournés vers les établissements, appelés à tirer les leçons du passé pour espérer, un jour prochain, le retour des cérémonies dans un cadre jugé conforme aux attentes de l’État et de la société.
La Rédaction
