Le ton monte au sein du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET). Son secrétaire général de la section de N’Djaména, Abdekader Djibia, a lancé un appel vibrant au gouvernement, dénonçant une situation devenue, selon lui, intenable pour le personnel enseignant et dangereuse pour l’avenir du système éducatif tchadien.
« Nos vies, notre dignité et l’avenir de l’éducation nationale dépendent de l’application effective du décret 2850 dès le mois de janvier 2026 », a déclaré le syndicaliste, visiblement déterminé. Pour le SET, le temps des déclarations est désormais révolu. La base attend des décisions concrètes, tangibles, et surtout respectueuses des engagements déjà pris par les autorités.
Au cœur des revendications : l’application pleine et entière du décret 2850, texte fondamental pour l’amélioration des conditions de travail et de carrière des enseignants.
Le syndicat rappelle que le gouvernement s’est engagé à signer un protocole d’accord portant sur le chiffrage clair des différents points inscrits dans ce décret. Une étape indispensable pour passer de la théorie à la réalité, selon Abdekader Djibia.
Dans un message solennel, le secrétaire général a tenu à mettre les choses au clair :
« Le décret 2850 ne saurait faire l’objet de négociation dans le cadre du pacte social ».
Pour lui, ce texte, fruit de longues luttes et de compromis, constitue une ligne rouge. Le recul n’est pas envisageable.
En lançant cette alerte publique, le SET veut prévenir une crise imminente dans le secteur éducatif. Les enseignants, déjà éprouvés par des conditions difficiles, ne veulent plus de promesses sans lendemain.
Le mouvement syndical appelle donc le gouvernement à agir rapidement pour éviter une dégradation supplémentaire du climat social et éducatif. Les enseignants, eux, affirment être prêts à défendre leurs droits et l’avenir de l’éducation tchadienne.
La Rédaction



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