La municipalité de N’Djamena intensifie la lutte contre les marchandises dangereuses pour la santé publique. Le jeudi 22 octobre 2026, une importante quantité de produits saisis lors des contrôles municipaux a été incinérée, dans le cadre d’une opération visant à assainir les circuits de commercialisation et à protéger les consommateurs.
La lutte contre les produits impropres à la consommation se poursuit dans la capitale tchadienne. La Commune de la Ville de N’Djamena a procédé, jeudi 22 octobre 2026, à la destruction par incinération d’un important stock de marchandises prohibées, périmées ou présentant des risques pour la santé. Ces produits ont été saisis à l’issue des récentes opérations de contrôle menées par la Police municipale et la Police sanitaire municipale.
Viandes impropres à la consommation, denrées alimentaires périmées, chichas et accessoires associés, ainsi que des boissons alcoolisées frelatées fabriquées localement, connues sous l’appellation de « n’guereck », figurent parmi les produits éliminés. Autant de marchandises dont la circulation et la commercialisation constituent une source de préoccupation pour les autorités chargées de veiller à la sécurité sanitaire des populations.
À travers cette opération, la municipalité entend empêcher que des produits potentiellement dangereux ne se retrouvent sur les étals, dans les commerces ou entre les mains des consommateurs. L’initiative s’inscrit dans une démarche de salubrité publique destinée à limiter les risques liés à la consommation de denrées avariées et de boissons frelatées.
Au-delà de la destruction des marchandises saisies, cette action met en lumière les enjeux liés au contrôle des produits mis en vente dans la capitale. La vigilance des services municipaux demeure essentielle pour détecter les infractions, retirer les produits dangereux du circuit commercial et contribuer à la protection de la santé collective.
Cette intervention rappelle également la responsabilité des commerçants et des distributeurs dans la mise sur le marché de produits conformes aux exigences sanitaires. La vente de denrées avariées ou de boissons frelatées expose les consommateurs à des risques évitables et souligne la nécessité de renforcer les pratiques de contrôle et de conservation des marchandises.
En procédant à cette incinération, la Commune de N’Djamena réaffirme sa volonté de lutter contre la commercialisation des produits dangereux sur l’ensemble de son territoire. Pour autant, la pérennité de cette démarche dépendra aussi de la régularité des contrôles, du respect des normes par les opérateurs économiques et de la sensibilisation des consommateurs.
Dans une capitale où la sécurité alimentaire constitue un enjeu quotidien, la destruction des produits saisis représente ainsi une mesure de prévention. Un défi demeure : faire en sorte que les marchandises retirées aujourd’hui des circuits de vente ne soient pas remplacées demain par d’autres produits tout aussi dangereux.
MBAÏLEDE Trésor
