Un nouveau signal d’alerte est lancé sur la qualité des produits de consommation au Tchad. Dans un communiqué officiel rendu public ce vendredi, le ministre du Commerce et de l’Industrie, le Dr GUIBOLO FANGA Mathieu, a annoncé le retrait immédiat du marché de tous les lots d’eau embouteillée de la société « C’est Bon », suite à des résultats d’analyses jugés préoccupants.
Selon le document officiel, un rapport d’inspection établi le 14 avril 2026 par le Centre de Contrôle Qualité des Denrées Alimentaires a mis en évidence plusieurs non-conformités majeures dans la production de cette eau conditionnée, fabriquée dans le quartier Farcha, au 1er arrondissement de N’Djaména.
Les analyses physico-chimiques et organoleptiques réalisées par les services spécialisés révèlent notamment un pH non conforme aux normes en vigueur, une faible minéralisation de l’eau qualifiée de fortement déminéralisée, ainsi qu’un goût anormal marqué par une amertume inhabituelle. À ces anomalies s’ajoutent des manquements aux règles d’hygiène et au dispositif interne de contrôle qualité.
Face à ces constats, les autorités estiment que la consommation prolongée de cette eau pourrait représenter un risque potentiel pour la santé publique. En conséquence, une décision ferme a été prise : retrait immédiat de tous les lots concernés et suspension de leur distribution jusqu’à nouvel ordre.
Le ministère enjoint également la société « C’est Bon » à mettre en œuvre sans délai l’ensemble des recommandations formulées par la mission d’inspection, afin de se conformer strictement aux normes sanitaires et industrielles exigées.
Au-delà de ce cas spécifique, le gouvernement annonce un renforcement des contrôles à l’échelle nationale. Des opérations d’inspection seront étendues à toutes les unités de production d’eau potable du pays, dans une démarche de prévention et de sécurisation de la chaîne de consommation.
Dans son communiqué, le ministre du Commerce et de l’Industrie se veut rassurant. Il affirme que toutes les dispositions nécessaires sont prises pour protéger la santé des consommateurs, tout en appelant la population à la vigilance dans le choix des produits alimentaires et de boisson disponible sur le marché.
Cette affaire relance, une fois de plus, le débat sur le contrôle de qualité des produits industriels locaux, et sur la responsabilité des producteurs face aux exigences croissantes de sécurité sanitaire.
La Rédaction
