Confronté à une escalade inquiétante de meurtres et d’enlèvements à travers le pays, le président nigérian Bola Tinubu a déclaré mercredi un état d’urgence sécuritaire à l’échelle nationale. Cette décision spectaculaire s’accompagne d’une annonce majeure : le recrutement de 20 000 agents supplémentaires, portant à 50 000 le nombre de nouvelles recrues mobilisées pour restaurer la sécurité.
Selon un communiqué officiel, cette mesure s’inscrit dans un plan global de renforcement des forces de sécurité, déjà amorcé par l’intégration récente de 30 000 policiers dans les rangs de la police fédérale.
Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec plus de 220 millions d’habitants, fait face depuis plusieurs années à une insécurité croissante, alimentée par des groupes criminels armés, des milices locales et des réseaux de banditisme sophistiqués. Les zones rurales et les grandes villes sont particulièrement touchées, plongeant de nombreuses communautés dans la peur et la paralysie économique.
Pour le gouvernement, le recrutement massif d’agents et l’état d’urgence représentent une réponse sans précédent aux crises sécuritaires qui ont fragilisé la confiance des citoyens envers les institutions. Les observateurs notent toutefois que la mise en œuvre concrète de ces mesures sera déterminante, tant pour l’efficacité opérationnelle que pour la perception du public.
Alors que le pays s’attend à voir ces nouvelles forces déployées dans les semaines à venir, l’opinion publique nigériane reste partagée entre espoir et scepticisme, consciente que les défis sécuritaires du Nigeria sont profondément enracinés et complexes.
La Rédaction



Laisser un commentaire