Un vent de diplomatie urbaine a soufflé ce mardi 10 mars 2026 sur Paris, où a été inauguré le tout nouveau Square de N’Djamena, niché au centre de la Place Félix Éboué. Un acte symbolique, discret dans sa mise en scène mais puissant dans sa portée, qui a réuni la Maire de la capitale française, Anne Hidalgo, le Maire de N’Djamena Senoussi Hassana Abdoulaye, ainsi que l’Ambassadrice du Tchad en France, Amina Priscille Longoh.
L’initiative marque une nouvelle étape dans une relation séculaire que les deux capitales entendent raviver grâce à un récent pacte d’amitié et de coopération. Un engagement soutenu par les plus hautes autorités, notamment Mahamat Idriss Déby Itno et Emmanuel Macron, qui encouragent un rapprochement renouvelé entre les deux pays.
Le choix de la place n’est pas anodin. En honorant la mémoire de Félix Éboué, figure centrale du ralliement à la France Libre durant la Seconde Guerre mondiale et premier gouverneur à soutenir Charles de Gaulle, Paris réactive une page d’histoire commune où le Tchad fut pionnier dans son soutien à la liberté.
En signe de réciprocité, le Maire de N’Djamena a annoncé la création prochaine d’un Square de Paris au cœur de la capitale tchadienne. Un geste architectural et diplomatique qui scellera, dans la pierre et dans la ville, l’amitié désormais officialisée entre les deux métropoles.
Au-delà du symbole, cette inauguration ouvre la voie à une coopération active sur les enjeux contemporains : aménagement urbain, transition écologique, mobilité durable, gestion des espaces publics, inclusion sociale. Autant de défis partagés auxquels Paris et N’Djamena souhaitent répondre ensemble.
Modeste par sa superficie mais vaste par sa signification, le Square de N’Djamena s’impose comme un nouveau point d’ancrage du dialogue franco-tchadien. La preuve que la diplomatie ne se joue pas uniquement dans les bureaux officiels, mais aussi dans les rues, les jardins, et les lieux de mémoire que s’approprient les citoyens.
La Rédaction



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