Le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) vient de serrer la vis. À travers une note circulaire du 14 janvier 2026, le parti rappelle fermement à ses élus communaux et provinciaux l’obligation de se conformer strictement à ses directives dans la gestion des collectivités locales.
Cette mise au point intervient après que le Secrétariat général a été saisi de plusieurs initiatives et prises de position menées sans autorisation préalable dans certaines communes et provinces dirigées par des élus du MPS. Selon le document, ces démarches non coordonnées relèveraient d’un manque de discipline et d’un contournement des mécanismes internes du parti.
Dans cette circulaire, le MPS insiste d’abord sur un principe fondamental : les exécutifs locaux n’existeraient pas sans le parti. Le texte rappelle que le MPS a « investi, installé et soutenu » l’ensemble des maires et gouverneurs concernés, pilotant le processus électoral jusqu’à leur prise de fonction. Par conséquent, souligne le document, « l’intérêt supérieur du Parti prime sur toute autre considération ».
Le parti exige par ailleurs que le fonctionnement des institutions locales respecte les textes en vigueur de la République, tout en s’inscrivant dans un contrôle politique direct assuré par ses propres structures.
La note précise que toute action liée à la gestion locale, enquêtes, interpellations, dénonciations publiques, sanctions ou prises de position doit obligatoirement recevoir une validation préalable du Parti. Aucune initiative individuelle ou non encadrée ne sera tolérée.
Le MPS durcit également ses procédures de contrôle : le suivi et l’évaluation des exécutifs locaux relèvent exclusivement de ses organes internes, selon un canevas harmonisé, et sous la supervision du Secrétariat national chargé des Élus et des commissions compétentes du Secrétariat général.
À l’issue de ces évaluations, les instances habilitées peuvent décider de mesures allant de la simple rectification à la restructuration complète des exécutifs locaux.
Cette circulaire, « d’application immédiate et obligatoire », constitue peut-être l’un des rappels à l’ordre les plus fermes adressés aux élus locaux ces dernières années. Le MPS y menace clairement de sanctions tout responsable qui contreviendrait aux orientations définies.
Pour certains observateurs, cette communication traduit une volonté du Parti de resserrer son contrôle sur les territoires, dans un contexte où l’harmonisation de la gouvernance locale demeure un enjeu majeur. Pour d’autres, elle révèle au contraire une inquiétude face à des initiatives jugées trop autonomes par certains élus.
Quoi qu’il en soit, le message est clair : au sein du MPS, la gestion locale doit rester un terrain strictement balisé par le parti, et toute sortie du cadre sera désormais perçue comme un acte d’indiscipline.
La Rédaction



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