Le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) est sorti de sa réserve. Dans un communiqué au ton ferme publié ce samedi, le parti au pouvoir exprime sa « profonde désapprobation » face aux propos tenus par le président national de l’UNDR lors de l’ouverture du 7ᵉ congrès de sa formation, ravivant ainsi des tensions au sein de la majorité présidentielle.
La réaction du MPS n’en est que plus marquante que son Secrétaire général, Aziz Mahamat Saleh, avait honoré l’événement de sa présence, en signe de considération envers un allié politique assumé. Pour le MPS, cette alliance consolidée par le soutien public de l’UNDR à la présidentielle de 2024 impose loyauté, cohérence et solidarité gouvernementale. Or, le discours incriminé est jugé « accusatoire », « équivoque » et porteur de confusion pour l’opinion publique.
Sur le fond, le parti présidentiel rejette catégoriquement les accusations de népotisme et de nominations claniques. Il rappelle que le président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, « assume pleinement ses décisions » et n’est « l’otage d’aucun clan ». Le MPS souligne également la participation significative de l’UNDR aux institutions nationales, y compris au gouvernement, appelant ses partenaires à privilégier des critiques claires et responsables plutôt que des sous-entendus.
Le communiqué s’attarde aussi sur la remise en cause de l’Agence Nationale de Gestion des Élections (ANGE), qualifiée de paradoxale venant d’un parti ayant contribué à sa mise en place et occupant des postes clés en son sein. Enfin, le MPS regrette la résurgence de références aux événements de Mongo, estimant qu’elles ravivent inutilement des blessures anciennes à un moment où le pays cherche à consolider la réconciliation nationale.
En conclusion, le MPS lance un appel sans détour au président de l’UNDR : clarifier sa posture politique et mettre fin à toute ambiguïté. « On ne peut durablement se réclamer de la majorité tout en empruntant les postures de l’opposition », tranche le parti. Un message clair, qui sonne comme un avertissement dans un paysage politique tchadien où l’unité de la majorité semble désormais mise à l’épreuve.
La Rédaction



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