Au lendemain de la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 27 octobre, l’Union européenne (UE) a exprimé sa « vive préoccupation » face à la répression violente des manifestations survenues dans plusieurs villes du Cameroun. Selon des sources concordantes, les heurts entre forces de sécurité et manifestants ont fait plusieurs morts et de nombreux blessés.
Dans un communiqué rendu public à Bruxelles, l’UE a condamné « le recours excessif à la force contre des citoyens exerçant leur droit de manifester pacifiquement ». Elle appelle « toutes les parties à faire preuve de retenue, à garantir les libertés fondamentales et à privilégier un dialogue inclusif » afin de préserver la stabilité et la cohésion nationale.
Les manifestations ont éclaté peu après l’annonce de la victoire du président sortant, un résultat contesté par l’opposition, qui dénonce des irrégularités massives dans le processus électoral. Des rassemblements ont eu lieu à Douala et Bafoussam, rapidement dispersés par les forces de l’ordre. Des témoins évoquent des tirs à balles réelles et des arrestations arbitraires.
L’Union européenne, partenaire historique du Cameroun, a réaffirmé sa disponibilité à accompagner le pays dans la recherche d’une solution pacifique et démocratique à la crise actuelle.
Alors que le climat reste tendu, des observateurs internationaux exhortent les autorités camerounaises à engager un dialogue national pour apaiser les tensions post-électorales et restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions.
La Rédaction
