À l’approche du mois sacré, la mairie de N’Djamena hausse le ton. Ce lundi 16 février 2026, le maire Senoussi Hassana Abdoulaye a réuni autour de lui les principaux responsables de la sécurité urbaine pour enclencher un plan d’action musclé contre les embouteillages et l’occupation illégale des espaces publics.
Chaque année, le Ramadan transforme le visage de la capitale. À l’approche de la rupture du jeûne, les artères se saturent, les trottoirs disparaissent sous les étals improvisés et la circulation vire au casse-tête. Consciente de cette réalité, l’exécutif municipal entend anticiper plutôt que subir.
Autour de la table : la Police municipale et les unités de la circulation de la Police nationale. Objectif affiché : fluidifier le trafic, sécuriser les déplacements et restaurer l’autorité sur les voies publiques. Les consignes sont claires : dégager les axes encombrés, mettre fin aux installations anarchiques et renforcer la présence des agents aux points névralgiques.
Mais la réponse ne sera pas uniquement répressive. La mairie mise également sur la pédagogie. L’implication de l’Office National de la Sécurité Routière (ONASER) et des volontaires municipaux doit permettre de rappeler aux conducteurs et aux commerçants les règles élémentaires du Code de la route et du civisme.
L’enjeu dépasse la simple question de mobilité. Il s’agit de prévenir les accidents, d’éviter les tensions liées aux retards et de garantir des conditions de circulation compatibles avec l’esprit du Ramadan.
Pour les autorités locales, le message est limpide : en 2026, l’indiscipline routière ne sera plus tolérée. La capitale se prépare à vivre un mois sacré sous le signe de l’ordre et de la responsabilité collective.
La Rédaction



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