Nationale Société

Recyclage des fers usés : les jeunes se frottent les mains

Ces derniers temps, on assiste au recyclage des fers dans plusieurs quartier de N’Djaména par des jeunes se promenant avec des porte-tout, une activité qui permet à ces jeunes de se prendre en charge, mais expose aussi certains enfants à la colère des parents.

Dès la levée du soleil, plusieurs jeunes conducteurs de porte-tout envahissent les quartiers, les carrés et les carrefours de N’Djaména pour recycler les fers rouillés et non utilisables dans les ménages. Ces jeunes venus majoritairement du Nigeria parcourent à longueur de journée des kilomètres avec leurs portes-tout pour récupérer dans les ménages, toute catégorie de fer qui leur sera utile dans leur quête. Certains de ces collecteurs proposent aux détenteurs des fers, la vente par kilogramme. Ainsi, pour motiver ces derniers à vendre d’avantage des fers encombrant à la maison, 1kg de fer se vend à 50 francs CFA. D’autres par contre, trompent la vigilance des parents et à leur absence, proposent aux enfants, des petits jouets sans valeur pour avoir en contrepartie des fers, avec ces enfants. Avec la mentalité infantile et le souci d’avoir des jouets poussent certains enfants à se livrer parfois à cette pratique. Une situation qui irrite parfois les géniteurs au risque même de frapper leur progéniture. Comme en témoigne Issa un habitant du quartier N’Djari dans le 8e arrondissement de Ndjaména, père de famille, un ouvrier de profession. « Les jeunes qui collectent les fers sont des voleurs, ils n’ont pas la morale, sinon comment comprendre qu’un adulte peut marchander avec des enfants de 5 et 6 ans, à mon absence, ils ont trompé mes deux enfants avec des petits jouets et comme ce sont des enfants, ils leur ont donné mes truelles et mon grattoir en fer qui sont cassés auquel je comptais souder pour retravailler avec mais hélas », s’alarme-t-il.

Une fois ces fers collectés, ils sont vendus par ces jeunes à leur tour à une valeur de 100 FCFA le kilogramme chez les grossistes et acheminer ensuite au Nigéria par ces derniers pour la transformation dans les industries de carrosserie. Cette activité permet à ces jeunes de se faire de l’argent pour se prendre en charge mais irrite certains parents.

En clair, il ne doit pas impliquer les enfants au risque de livrer les matériels récupérables de leurs parents.

Les pères de familles et ces jeunes qui recyclent les fers doivent chacun de son côté, prendre sa responsabilité pour éviter à ces enfants de prendre une autre tournure et un comportement irresponsable dans le futur.

Prosper Ngarwain Deurlem        

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