Sous les plafonds de l’Hôtel de l’Amitié de N’Djamena, les travaux de suivi du Troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-3) ont réuni, ce vendredi 26 juin 2026, les principaux acteurs de la planification statistique nationale. Une séance stratégique présidée par le ministre d’État Tahir Hamid Nguilin, également à la tête de la Commission Nationale de la Population (CNP).
Dans une atmosphère de travail marquée par l’exigence et le souci de précision, les responsables techniques ont passé au crible l’évolution des opérations de dénombrement engagées sur l’ensemble du territoire. Objectif : mesurer les avancées, identifier les zones de blocage et ajuster les dispositifs pour garantir un recensement complet et fiable.
Au cœur des échanges, une même conviction s’est imposée : le RGPH-3 ne se limite pas à une simple opération statistique. Il s’agit d’un chantier national structurant, appelé à fournir la photographie démographique la plus précise du pays. Ces données seront déterminantes pour orienter les politiques publiques, affiner les stratégies de développement et mieux cibler les besoins des populations.
Les participants ont insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les équipes de terrain et les structures centrales, tout en améliorant la logistique et la couverture des zones difficiles d’accès. Des recommandations ont été formulées afin d’accélérer la dynamique en cours et de garantir l’exhaustivité des données collectées.
Pour la Commission Nationale de la Population, ce recensement représente bien plus qu’une opération technique : c’est un outil de souveraineté statistique et de projection vers l’avenir. Dans un pays en pleine transformation, la qualité des données recueillies conditionnera en grande partie la pertinence des décisions à venir.
À mesure que les opérations se poursuivent, le RGPH-3 s’affirme ainsi comme une étape charnière dans la construction d’une planification plus rigoureuse et d’un développement mieux maîtrisé pour le Tchad.
La Rédaction
