À l’approche de la fin du troisième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-3), les autorités renforcent leurs efforts afin de garantir que chaque citoyen, y compris les communautés nomades vivant dans les zones les plus reculées, soit effectivement pris en compte. En mission dans la province du Batha, le Coordonnateur national d’appui, de suivi, de sensibilisation et de mobilisation des éleveurs et des populations nomades, Mahamat Saleh Abdeldjelil, a multiplié les descentes sur le terrain pour accélérer la couverture des localités encore non recensées.
Au cours de cette tournée, une réalité préoccupante a été mise en évidence dans un ferrick isolé où aucune équipe de recensement ne s’était encore rendue. Face à cette situation, le Coordonnateur national a immédiatement ordonné le déploiement d’agents recenseurs afin de combler ce retard et d’éviter que ces populations ne demeurent absentes des statistiques nationales.
Pour lui, le succès du RGPH-3 repose sur une participation sans exclusion. Il a rappelé aux habitants que le recensement constitue avant tout un acte citoyen indispensable à une meilleure planification du développement, insistant sur le fait qu’il ne s’agit ni d’un contrôle administratif ni d’une contrainte, mais d’une démarche destinée à faire connaître les besoins réels des populations.
Cette campagne de proximité a bénéficié du soutien des autorités locales. Le Délégué du Gouvernement auprès de la province du Batha, Ahmat Goukouni Mourali, a salué l’engagement des équipes de sensibilisation et exhorté les communautés nomades à accueillir favorablement les agents recenseurs afin que leurs réalités soient pleinement intégrées dans les politiques publiques.
La mission s’est ensuite poursuivie à Aradib, où le marché hebdomadaire a servi de cadre à une vaste opération de sensibilisation. Devant des éleveurs, commerçants et habitants venus de plusieurs localités, le Coordonnateur national a expliqué que les données collectées permettront à l’État de mieux programmer les infrastructures essentielles, notamment les écoles, les centres de santé, les points d’eau, les routes ainsi que les autres services sociaux de base.
Le message semble avoir trouvé un écho favorable auprès des populations rencontrées. Plusieurs éleveurs ont exprimé leur adhésion à l’opération, affirmant leur volonté de participer au recensement afin que leurs communautés soient reconnues et que leurs besoins soient mieux pris en compte dans les futurs programmes de développement.
À quelques jours de la clôture des opérations du RGPH-3, cette mobilisation de terrain traduit la détermination des autorités à atteindre les dernières poches de populations non couvertes. Dans une province marquée par la mobilité des éleveurs et l’étendue de son territoire, le défi est considérable, mais l’objectif demeure inchangé : réaliser un recensement exhaustif, inclusif et représentatif de toutes les composantes de la population tchadienne.
MBAÏLEDE Trésor
