Actualités Actualités Faits divers Nationale

Salamat : le foncier et la délimitation territoriale au cœur de la mission du ministre Mahamat Assileck Halata

La tournée du ministre de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamat Assileck Halata, se poursuit dans la province du Salamat avec un accent particulier sur les enjeux fonciers et territoriaux. À Amtiman, chef-lieu de la province, le membre du Gouvernement a échangé avec les responsables et techniciens de la délégation provinciale de son département afin d’évaluer la situation sur le terrain et d’identifier les leviers susceptibles d’améliorer la gestion de l’espace.

Cette séance de travail a permis de passer en revue les activités conduites par les services déconcentrés du ministère, mais également de mettre en lumière les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Derrière les questions techniques se dessinent des enjeux majeurs pour la cohésion sociale, la maîtrise de l’urbanisation et la sécurisation des terres.

La question de la délimitation des cantons s’est imposée comme l’un des principaux sujets de discussion. Dans une province aussi vaste que le Salamat, l’absence de limites clairement établies entre certaines entités administratives alimente les incompréhensions et peut, dans certains cas, nourrir des tensions locales.

Les départements du Barh Azoum, d’Aboudeïa et de Haraze figurent parmi les zones confrontées à ces difficultés. L’apparition de nouveaux cantons constitue également un facteur de controverses dans certaines communautés, compliquant davantage la lisibilité de l’organisation territoriale.

Face à cette situation, les autorités provinciales ont plaidé pour une clarification des limites administratives. Le président du Conseil provincial du Salamat a notamment suggéré que les anciennes configurations administratives puissent servir de référence dans la recherche de solutions adaptées aux réalités actuelles.

Autre préoccupation majeure : la protection des réserves foncières de l’État. Sur ce dossier sensible, le ministre Mahamat Assileck Halata a affiché une position ferme : les terrains et biens relevant du domaine de l’État doivent demeurer dans le patrimoine public.

Le ministre a ainsi appelé les services compétents à redoubler de vigilance face aux occupations et transactions irrégulières. Il a également insisté sur la nécessité d’un contrôle accru des opérations foncières et d’une application rigoureuse des textes en vigueur.

Pour le département en charge de l’Aménagement du territoire, l’objectif est clair : renforcer la présence des services techniques sur le terrain afin de prévenir les dérives, sécuriser les espaces publics et garantir une gestion foncière davantage conforme à l’intérêt général.

La croissance d’Amtiman pose, elle aussi, la question de la planification de l’espace. Les techniciens du ministère ont présenté les enjeux liés à la délimitation du périmètre urbain de la capitale provinciale.

Une définition précise des limites de la ville doit permettre de mieux organiser son développement, d’anticiper son extension et de réduire les risques liés à une occupation anarchique des terres. Elle constitue également un préalable à une planification urbaine plus cohérente.

Dans cette dynamique, la sensibilisation des populations apparaît comme un autre maillon essentiel. Le respect des règles d’occupation des sols et des procédures foncières ne peut, en effet, reposer uniquement sur les mécanismes administratifs. Il nécessite également une meilleure compréhension des textes et des obligations par les citoyens.

À travers cette étape à Amtiman, le ministre Mahamat Assileck Halata entend inscrire sa tournée dans une démarche de diagnostic et d’action. Au-delà du bilan des services provinciaux, les échanges ont permis de dégager plusieurs priorités : clarifier les limites territoriales, protéger les réserves de l’État, renforcer le contrôle foncier et mieux encadrer l’expansion urbaine.

Dans le Salamat, où la pression sur les terres et les défis liés à l’organisation territoriale restent importants, l’amélioration de la gouvernance foncière apparaît désormais comme un enjeu déterminant de stabilité et de développement. Le Gouvernement entend ainsi renforcer les capacités de ses services déconcentrés pour faire de la gestion du territoire un véritable instrument de planification et de protection de l’intérêt collectif.

MBAÏLEDE Trésor

Quitter la version mobile