Le commissariat central de Sarh a abrité, le mardi 28 octobre, un atelier de formation destiné aux responsables des trois commissariats de la ville, aux chefs de poste, secrétaires et commandants des corps urbains. Cette rencontre avait pour but de consolider les compétences juridiques des agents de police sur le respect des droits fondamentaux, autour du thème : « Le respect du délai de garde à vue et la présomption d’innocence ».
Sous la direction du commandant adjoint du corps urbain, Kori Fadjack Mbodou Mbami, les participants ont échangé sur les procédures légales encadrant la détention. Le formateur a rappelé que la garde à vue ne doit être utilisée qu’à titre exceptionnel et dans le strict respect de la loi.
« Inculper ne veut pas dire condamner », a-t-il insisté, soulignant que tout abus dans le traitement d’un suspect porte atteinte aux droits humains et fragilise la crédibilité de la police.
Le commandant Mbodou Mbami a également mis l’accent sur la présomption d’innocence, pilier essentiel de tout système judiciaire équitable.
« Chaque citoyen demeure innocent jusqu’à ce qu’un tribunal en décide autrement », a-t-il précisé, invitant les agents à faire preuve de rigueur et d’éthique dans l’exercice de leurs fonctions.
Pour le commissaire central de Sarh, Abdoulaye Barkai, cette initiative s’inscrit dans la volonté d’améliorer les pratiques policières et de renforcer la confiance du public :
« Ces formations régulières permettront à nos agents d’être mieux outillés juridiquement et d’assurer leurs missions dans le respect de la loi et de la dignité humaine », a-t-il déclaré.
Son adjoint, le commissaire Hamid Abakar Choua, a pour sa part encouragé une approche fondée sur la proximité et le dialogue :
« La communication entre la police et la population est un facteur clé pour garantir la sécurité et préserver la paix sociale », a-t-il affirmé.
Cet atelier marque une nouvelle étape dans le processus de modernisation et de professionnalisation de la police nationale tchadienne, résolument engagée à promouvoir une culture du respect des droits humains au cœur de son action quotidienne.
La Rédaction
