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Sénégal :  Ousmane Sonko rejette fermement toute restructuration de la dette malgré les pressions internationales

Lors d’une conférence de presse conjointe ce jeudi 8 janvier 2026 avec son homologue mauritanien, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a été interpellé par plusieurs journalistes de la presse internationale au sujet de la dette du Sénégal et de la possibilité d’une éventuelle restructuration. La réponse du chef du gouvernement a été sans détour : le Sénégal ne veut pas d’une restructuration de sa dette.

Face à l’insistance de certains médias étrangers, Ousmane Sonko a tenu à clarifier que cette orientation n’était ni personnelle ni improvisée.

« Nous ne pouvons pas comprendre qu’on veuille nous imposer une restructuration dans ces conditions. Ce n’est pas une position de Ousmane Sonko. C’est celle du Président de la République du Sénégal, du gouvernement du Sénégal, de son ministre des Finances, du ministre de l’Économie, et de tous ceux qui ont une compétence en la matière. (…) La position officielle, c’est qu’on ne veut pas de cette restructuration. »

Avec cette déclaration, le Premier ministre réaffirme l’alignement total de l’exécutif et coupe court aux spéculations sur un éventuel virage dans la stratégie économique du pays. Selon lui, aucun élément nouveau ne justifie une modification de cette ligne.

Sonko a insisté sur le fait que les efforts internes déjà engagés ainsi que les solutions actuellement discutées avec divers partenaires laissent entrevoir une sortie progressive de la situation économique, sans qu’il soit nécessaire de passer par une restructuration jugée inappropriée.

Pour le chef du gouvernement, l’option privilégiée demeure celle d’un redressement par les réformes nationales et des partenariats financiers mieux adaptés :

« Les solutions envisagées avec d’autres partenaires montrent qu’il est possible de trouver une issue sans recourir à la restructuration de la dette. »

Dans un message à peine voilé, Ousmane Sonko a également évoqué le rôle du Fonds monétaire international, estimant que l’institution devait accompagner les pays dans des périodes de tension plutôt qu’attendre une situation d’urgence extrême.

Il a rappelé le cas de l’Égypte, qui avait bénéficié d’un appui massif du FMI :

« Le FMI est intervenu en Égypte alors que le pays n’était pas au niveau des efforts que fournit aujourd’hui le Sénégal. C’est dans des moments comme ceux que nous traversons que le Fonds doit intervenir. »

Alors que plusieurs analystes anticipaient un assouplissement du discours sénégalais en raison des tensions budgétaires, le Premier ministre a, au contraire, durci le ton. Ce refus catégorique de restructurer la dette marque la volonté du gouvernement de défendre sa souveraineté économique et de maintenir la confiance des marchés sans passer par les mécanismes perçus comme contraignants ou imposés.

La Rédaction

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