Le Premier ministre soudanais Kamil Idris a annoncé dimanche le retour officiel du gouvernement à Khartoum, près de trois ans après avoir transféré ses activités à Port-Soudan en raison du conflit déclenché le 15 avril 2023 entre l’armée soudanaise (SAF) et les Forces de soutien rapide (FSR).
Accueilli par une foule à Bahri, au nord de la capitale, M. Idris a qualifié ce retour de « tournant » pour le pays. Il a promis une amélioration rapide des services publics, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation, ainsi que la reconstruction des hôpitaux et la réhabilitation des écoles et universités, dont l’Université de Khartoum.
Le chef du gouvernement a affirmé que 2026 serait « l’année de la paix au Soudan », en référence aux plans de reconstruction, de relance économique et de stabilisation monétaire. Le budget 2026, déjà soumis, n’inclut « aucune nouvelle charge pour les citoyens » et prévoit une croissance de 10 %, une inflation ramenée à 70 % et la limitation du marché parallèle des devises.
Le retour de l’exécutif à Khartoum intervient après l’annonce du contrôle total de la capitale par l’armée en mai 2025, et la mise en place d’un comité chargé de restaurer progressivement les institutions étatiques. La ville avait été l’épicentre de violents combats ayant fait des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de millions de personnes.
Alors que la SAF contrôle aujourd’hui la majorité des 18 États du pays, les FSR maintiennent leur emprise sur une grande partie du Darfour, à l’ouest. Le Soudan demeure confronté à une crise humanitaire majeure, aggravée par près de trois ans de conflit.
La Rédaction
