Plus de 500 élèves filles réparties sur l’ensemble du territoire national ont pris part, ce samedi, au Concours national en sciences, technologies, ingénierie et mathématiques (STEM), un événement inédit placé sous le signe de l’excellence féminine.
Le lancement officiel s’est tenu au Lycée Félix Éboué, dans la capitale N’Djamena, sous la présidence de la Kitoko Ngata Ngoulou, Ministre d’Etat, ministre de la Femme et de la Petite Enfance.
Organisée dans le cadre de la Semaine nationale de la femme (SENAFET), cette compétition vise à stimuler la passion des jeunes filles pour les filières scientifiques, à valoriser leurs talents et à renforcer leur présence dans les domaines STEM, encore largement dominés par les hommes.
Prenant la parole lors de la cérémonie, la ministre d’État a livré un message fort, ancré dans une ambition nationale claire :
« Ce concours n’est pas une simple compétition ; notre vision reste d’encourager nos jeunes filles à travailler sur des solutions concrètes pour le Tchad, qu’il s’agisse de robotique, d’énergies renouvelables dans nos zones rurales ou de mathématiques appliquées. »
Elle a également annoncé un engagement majeur : l’octroi de bourses d’études aux lauréates, un geste qui pourrait transformer durablement les trajectoires de nombreuses jeunes filles en leur ouvrant les portes des universités et des écoles spécialisées.
À travers toutes les provinces, les candidates ont planché simultanément sur les épreuves préparées en collaboration avec le Ministère de l’Éducation nationale du Tchad et l’ONECS.
La ministre a salué « la mobilisation et l’ingéniosité » des élèves, soulignant l’enthousiasme et la détermination qui se dégagent de cette jeune génération prête à se saisir des enjeux scientifiques et technologiques.
Dans un contexte où le Tchad ambitionne d’accélérer ses transformations technologiques et énergétiques, l’implication des jeunes filles dans les STEM représente un levier essentiel. Le pays mise sur une nouvelle élite féminine capable d’innover, d’entreprendre et de proposer des solutions adaptées aux réalités locales de la robotique éducative à la gestion intelligente de l’énergie.
Cette édition 2026 du Grand Concours National STEM apparaît ainsi comme un tournant. En offrant aux filles une plateforme de compétition, mais surtout d’expression et de projection professionnelle, le gouvernement renforce l’un des piliers de la SENAFET : l’autonomisation par la connaissance et l’excellence.
MBAÏLEDE Trésor



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