Entre montée en compétence des arbitres, amélioration de la préparation des athlètes et structuration de la relève, les autorités sportives entendent donner à la discipline les moyens de ses ambitions. Une orientation qui s’est concrétisée ce mercredi à travers une rencontre entre le ministre de la Jeunesse et des Sports, Naïr Abakar, et Tarik Benradi, expert de l’Union africaine de Taekwondo et président de la Commission africaine des arbitres.
Reçu en présence du président de la Fédération tchadienne de Taekwondo, Me Djimadoum Nodjina, l’expert africain est venu apporter son savoir-faire à une discipline appelée à gagner en rigueur et en compétitivité. Sa mission porte notamment sur la formation et la mise à niveau des officiels tchadiens, mais également sur l’accompagnement technique des athlètes.
Au cœur du programme figure une session consacrée au recyclage, au coaching et à la certification des arbitres nationaux. L’objectif est de rapprocher les pratiques nationales des exigences du taekwondo moderne et de renforcer la qualité de l’arbitrage lors des compétitions.
La mission prévoit également un regard technique sur le Championnat national senior ainsi qu’un accompagnement dans le processus de sélection des futurs représentants de l’équipe nationale senior. Autre chantier annoncé : la mise en place d’une Commission centrale des arbitres, destinée à mieux organiser et professionnaliser ce secteur essentiel de la discipline.
Cette approche traduit une volonté de ne plus considérer l’arbitrage comme un simple volet administratif de la compétition, mais comme l’un des piliers de sa crédibilité et de sa progression.
Pour le ministre de la Jeunesse et des Sports, cette initiative constitue une opportunité de consolider les fondations du taekwondo national. Naïr Abakar a assuré que son département restera aux côtés de la fédération afin de faciliter la mise en œuvre des actions nécessaires au développement de la discipline.
Au-delà de la formation des officiels, le véritable enjeu demeure la construction d’un environnement capable de faire émerger des sportifs de haut niveau. Amélioration des conditions d’entraînement, encadrement technique renforcé, détection des jeunes talents et préparation plus structurée aux compétitions internationales figurent ainsi parmi les priorités.
Le ministre estime que le Tchad ne manque pas de ressources humaines, mais doit désormais mieux les accompagner pour transformer les aptitudes individuelles en performances sportives durables.
La sélection de l’équipe nationale senior apparaît comme l’un des principaux tests de cette nouvelle dynamique. L’ambition affichée est de constituer un groupe capable de rivaliser avec les meilleures formations du continent et de représenter le Tchad avec davantage de constance sur les rendez-vous internationaux.
À travers l’intervention de l’expert mandaté par l’Union africaine, le pays cherche ainsi à combler certains écarts techniques tout en renforçant l’organisation interne de sa discipline.
L’enjeu dépasse donc une simple session de formation. Il s’agit de poser les bases d’un taekwondo tchadien mieux structuré, mieux encadré et davantage tourné vers la haute performance. Si les recommandations issues de cette mission sont effectivement traduites en actions concrètes, elles pourraient contribuer à ouvrir une nouvelle page pour les pratiquants tchadiens et à donner au pays une présence plus affirmée sur l’échiquier africain du taekwondo.
MBAÏLEDE Trésor
