La communauté internationale est sous le choc après la condamnation à mort de Jennifer “Niffer” Jovin, une jeune TikTokeuse tanzanienne, pour une vidéo parodique critiquant la présidente Samia Suluhu Hassan.
L’affaire remonte à la participation de Jennifer Jovin au « Nywi-nywi Challenge », une tendance virale sur TikTok qui parodiait la présidence. La vidéo, qui comptait plusieurs milliers de vues, a été interprétée par les autorités tanzaniennes comme un acte de haute trahison, passible de la peine capitale selon la législation en vigueur.
Pour de nombreux observateurs, la sanction est disproportionnée. Les militants des droits humains, associations de défense de la liberté d’expression et internautes se sont rapidement mobilisés, dénonçant unanimement cette décision. « Condamner quelqu’un à mort pour une parodie en ligne constitue une atteinte flagrante aux libertés fondamentales », a déclaré un avocat spécialisé dans les droits numériques.
Cette affaire illustre les tensions croissantes entre liberté numérique et autorité politique en Afrique de l’Est. Alors que les réseaux sociaux sont devenus des espaces de créativité et de contestation, certains gouvernements n’hésitent pas à recourir à des mesures sévères contre les citoyens qui osent défier les normes établies.
L’avenir de Jennifer Jovin demeure incertain. Son cas pourrait toutefois devenir un symbole de la lutte pour la liberté d’expression sur Internet dans des pays où le pouvoir politique exerce une influence considérable sur le contenu numérique.
La Rédaction
