Le Tchad a posé un geste fort en faveur de la jeunesse vulnérable. Ce mardi, le Centre national d’accueil, de rééducation et de réinsertion de Koundoul a accueilli une cérémonie dédiée à la réintégration familiale et socioprofessionnelle de mineurs ayant traversé le système judiciaire. Un moment empreint d’émotion, placé sous la supervision de la ministre d’État chargée de la Femme et de la Petite Enfance.
Entourée de plusieurs membres du gouvernement, du ministre de la Justice et d’une délégation des Nations Unies, la ministre d’État a tenu à rappeler que la justice ne saurait se limiter à la sanction. Elle doit aussi, a-t-elle insisté, réparer, protéger et tracer un nouveau chemin pour des jeunes dont les trajectoires ont été brisées trop tôt. « La loi protège avant tout ceux qui en ont le plus besoin », a-t-elle affirmé, soulignant un engagement politique désormais clairement ancré au sommet de l’État.
Cette démarche s’inscrit dans une stratégie nationale plus large : placer les droits de l’enfant parmi les priorités absolues du pays. Les réformes en cours visent à rapprocher davantage le système judiciaire tchadien des standards internationaux, tout en intégrant les réalités psychologiques, éducatives et sociales propres aux mineurs.
Au cœur de ce dispositif, le centre de Koundoul apparaît comme un véritable laboratoire de reconstruction personnelle. Les jeunes y bénéficient d’un encadrement pluridisciplinaire alliant accompagnement psychologique, apprentissage technique, formation professionnelle et inculcation de valeurs citoyennes. Un travail de longue haleine, porté par une équipe d’éducateurs, de psychologues et de formateurs saluée pour son engagement constant.
La cérémonie du jour marque une nouvelle étape dans la transformation de l’approche nationale envers les enfants en conflit avec la loi : passer d’un modèle punitif à un modèle humaniste et réparateur. Pour de nombreux jeunes, cette dynamique pourrait bien devenir la passerelle indispensable vers une vie adulte plus stable et pleine d’opportunités.
La Rédaction



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