Derrière chaque goutte d’eau potable se joue souvent l’avenir d’un enfant. C’est autour de cette réalité que le Tchad a célébré, ce mardi, la Journée de l’Enfant Africain à la Maison Nationale de la Femme. Une commémoration marquée par un appel collectif à renforcer les actions en faveur de l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène, des conditions essentielles à la santé, à l’éducation et à la dignité des enfants.
Réunissant responsables gouvernementaux, représentants d’organisations internationales, partenaires au développement, enfants parlementaires et responsables d’orphelinats, la cérémonie a été l’occasion de rappeler que l’accès à ces services de base demeure un défi majeur pour de nombreuses communautés africaines.
Placée sous le thème « Garantir l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène pour tous les enfants », l’édition 2026 a mis en lumière l’urgence d’investir davantage dans des infrastructures adaptées et durables afin de protéger les droits des plus jeunes.
La voix des enfants a résonné avec force à travers l’intervention de la Présidente du Parlement des Enfants du Tchad, Tog-Yallah Anita Horbira. Porte-parole des préoccupations de la jeunesse, elle a insisté sur la nécessité de créer un environnement où chaque enfant peut grandir en bonne santé, fréquenter l’école dans des conditions décentes et bénéficier de services essentiels sans discrimination.
Les partenaires internationaux ont également renouvelé leur soutien aux efforts nationaux. Le Représentant résident de l’UNICEF au Tchad, Luciano Calestini, a rappelé que l’accès à l’eau salubre et à l’assainissement constitue l’un des piliers du développement humain. Un engagement partagé par la Représentante spéciale de l’Union Africaine, Marie José Samba Ovono Obono, qui a souligné l’importance d’une mobilisation concertée pour garantir le respect effectif des droits de l’enfant sur l’ensemble du continent.
Présidant la cérémonie au nom de la Ministre d’État, Ministre de la Femme et de la Petite Enfance, Madame Kitoko Gata Ngoulou, Madame Zara Ratou a réaffirmé la volonté des autorités tchadiennes de poursuivre les réformes et programmes destinés à améliorer les conditions de vie des enfants.
Elle a rappelé que cette ambition s’inscrit dans la vision portée par le Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, qui fait du développement du capital humain et de la justice sociale des priorités nationales. Selon elle, garantir aux enfants l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène ne relève pas seulement d’un impératif sanitaire, mais constitue un investissement stratégique pour l’avenir du pays.
Au-delà de la célébration, cette Journée de l’Enfant Africain a ainsi servi de plateforme de plaidoyer en faveur d’actions concrètes. Un message fort a émergé des échanges : aucun enfant ne devrait être privé d’un droit aussi fondamental que l’accès à une eau propre et à un environnement sain. Car de cette réalité dépend non seulement son bien-être immédiat, mais aussi sa capacité à construire l’avenir du Tchad de demain.
La Rédaction
