La coopération entre le Tchad et l’Afrique du Sud s’est hissée ce mardi à un nouveau niveau stratégique. À N’Djamena, la Ministre d’État chargée de la Femme et de la Petite Enfance, Kitoko Gata Ngoulou, a accordé une audience à l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire sud-africain, Nizuzokayifani Khehla Joseph Nkosi. Au cœur des échanges : le renforcement d’une coopération déterminante pour l’égalité des genres et l’éveil des plus jeunes.
Durant cette rencontre de haut niveau, les deux représentants ont revisité les mécanismes de partenariat liant les ministères concernés, avec la volonté d’insuffler une dynamique nouvelle à des programmes jusqu’ici jugés prometteurs mais perfectibles.
Objectif affiché : transformer une collaboration politique en un dispositif opérationnel, capable d’impacter concrètement l’autonomisation des femmes et l’éducation préscolaire.
Échanges d’expertises, formations spécialisées, transfert de compétences institutionnelles : le dialogue s’est orienté vers une coopération plus technique, plus structurée et résolument tournée vers les résultats.
La ministre Kitoko a souligné l’importance d’un ancrage africain des politiques de genre et de petite enfance, insistant sur la richesse des savoirs locaux et l’efficacité d’une solidarité Sud–Sud active.
Elle a rappelé que l’émancipation des femmes et la protection des tout-petits ne peuvent se concevoir qu’à travers une appropriation continentale des solutions et des innovations sociales.
Pour sa part, l’ambassadeur sud-africain a réaffirmé l’engagement total de son pays à accompagner le Tchad dans la mise en œuvre de programmes plus ambitieux, estimant qu’investir dans les femmes et les enfants revient à consolider l’avenir même des nations africaines.
En toile de fond, cette rencontre laisse entrevoir une accélération notable du partenariat bilatéral. Les prochains mois devraient être ponctués de projets conjoints, notamment dans le renforcement économique des femmes et l’amélioration des dispositifs d’accueil et d’accompagnement de la petite enfance.
Par cette convergence d’ambitions, N’Djamena et Pretoria entendent démontrer que la solidarité africaine n’est pas un slogan, mais un instrument puissant de transformation sociale.
La Rédaction



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