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Tchad : après l’agression du journaliste reporter Alpha, l’UJT dénonce une dérive inquiétante contre la presse

Dans un communiqué au ton grave publié dimanche 29 mars 2026, Union des Journalistes Tchadiens (UJT) dénonce avec force l’agression violente dont a été victime le journaliste Souleymane Brahim, connu sous le nom d’« Alpha », reporter au sein du Groupe média Tchadinfos.

L’attaque s’est produite la veille, samedi 28 mars 2026, dans les rues de N’Djamena, semant l’émoi dans la profession et relançant les inquiétudes sur l’environnement sécuritaire des journalistes au Tchad.

Selon les éléments rapportés à l’UJT, le reporter a été suivi, menacé par des individus armés, insulté et intimidé, dans ce qui apparaît comme une opération de harcèlement organisée.
Des faits que l’organisation qualifie « d’inacceptables » et révélateurs d’un climat de plus en plus hostile envers ceux qui exercent leur métier avec professionnalisme et indépendance.

« Une atteinte à l’intégrité physique d’un journaliste est une menace directe contre la liberté de la presse et contre le droit du public à une information libre », rappelle fermement l’UJT dans son communiqué.

L’organisation professionnelle se dit pleinement solidaire du journaliste agressé et du Groupe Tchadinfos, soulignant qu’« attenter à un journaliste revient à s’en prendre à toute la profession et aux principes fondamentaux de l’État de droit ».

Face à la gravité de la situation, elle interpelle les autorités compétentes, leur rappelant leur obligation de garantir un environnement sécurisé pour les professionnels des médias.
L’UJT exhorte les pouvoirs publics à prendre des mesures rapides, concrètes et efficaces pour protéger les journalistes et prévenir toute forme d’intimidation ou de violence à leur encontre.

Au-delà de la dénonciation, l’organisation réaffirme son engagement indéfectible en faveur de la liberté de la presse et de la protection des acteurs de l’information.
Elle insiste sur l’importance, pour la société tchadienne, de préserver un espace médiatique où les journalistes peuvent travailler librement, sans crainte de représailles.

Ce nouvel incident ravive les inquiétudes récurrentes du secteur, où les agressions, menaces et pressions se multiplient, fragilisant un pilier essentiel de la démocratie : le droit des citoyens à être informés.

Le communiqué, signé par le Secrétaire général de l’UJT depuis N’Djamena, se veut à la fois un cri d’alarme et un appel à l’action urgente. Les regards se tournent désormais vers les autorités, attendues sur des mesures fortes pour que de tels actes ne se répètent plus.

La Rédaction

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