Dans un communiqué de presse daté du 24 février 2026, le président du SYNAD, Ahmat Hassan Aguid, tire la sonnette d’alarme après l’interpellation jugée arbitraire de plusieurs agents du Bureau des Douanes de Nguéli 2, survenue la veille aux alentours de midi.
Selon le syndicat, les douaniers en service au Bureau conteneur ont été appréhendés dans des conditions qualifiées de « brutales » et en présence d’usagers, provoquant indignation et incompréhension au sein de la corporation. Pour le SYNAD, l’incident constitue une remise en cause intolérable des droits fondamentaux des agents des douanes et, plus largement, une atteinte à l’intégrité des institutions.
Le syndicat rappelle que les agents des douanes bénéficient d’une protection juridique spécifique dans l’exercice de leurs fonctions. Il cite notamment l’article 88 du Code des Douanes CEMAC, qui interdit formellement à toute personne civile ou militaire d’entraver, de menacer ou d’exercer des violences contre un agent des douanes dans le cadre de ses missions.
« Les actes de brutalité dont ont été victimes nos collègues sont non seulement inacceptables, mais constituent une humiliation pour l’institution douanière elle-même », déplore Ahmat Hassa Agui dans le communiqué.
Dans un souci « d’apaisement » et de respect strict des procédures légales, le syndicat exige la libération immédiate des agents interpellés ainsi que l’ouverture d’une enquête complète pour faire la lumière sur les circonstances de cette intervention controversée.
Le SYNAD réclame également que les droits des agents concernés soient garantis sans réserve et que des mesures urgentes soient prises pour assurer leur protection.
Très ferme sur la suite, le syndicat prévient qu’il ne tolérera aucune forme d’agression contre les douaniers, rappelant que ces derniers « incarnent un maillon essentiel de la souveraineté économique et sécuritaire ».
Dans son communiqué, l’organisation appelle toutes les parties prenantes, civiles comme militaires, à faire preuve de responsabilité afin de préserver l’intégrité des institutions républicaines.
La Rédaction



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