La Société ATLAS TCHAD S.A. entend rétablir les faits après la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo dans laquelle le député Takilal Ndolassem Hilaire s’exprime devant l’une des unités de production de l’entreprise, en présence de certains employés.
Dans une mise au point rendue publique, la direction générale d’ATLAS TCHAD S.A. affirme vouloir apporter des « précisions » afin de permettre à l’opinion nationale de disposer d’informations qu’elle estime exactes et vérifiables.
L’un des principaux points soulevés par l’entreprise concerne le nombre d’employés avancé dans la vidéo. Le chiffre de 3 000 travailleurs évoqué par le parlementaire ne correspondrait pas, selon ATLAS TCHAD S.A., à l’effectif réel de la société.
L’entreprise assure que ses effectifs font l’objet de déclarations régulières auprès des administrations compétentes et souligne que les données peuvent être vérifiées à partir de ses documents officiels.
À travers cette précision, ATLAS TCHAD S.A. entend notamment éviter que des chiffres qu’elle considère comme inexacts ne soient repris dans le débat public sans vérification préalable.
Autre point au cœur de la controverse : la fermeture de l’unité de production.
Selon la direction de l’entreprise, cette mesure s’inscrit dans le cadre des procédures fiscales et administratives en vigueur. Elle évoque notamment le dispositif e-Tax, qui permet la génération automatique de certaines notifications et obligations fiscales.
ATLAS TCHAD S.A. présente ainsi la situation comme relevant d’un processus administratif et fiscal, tout en réaffirmant son attachement au respect des procédures établies par les autorités compétentes.
La société rejette également les affirmations faisant état de violences exercées contre certains de ses employés lors de l’opération menée sur son site.
« Aucun de nos employés n’a été tabassé par les forces de l’ordre », soutient la direction générale, qui appelle à rapporter avec exactitude les événements survenus dans ses installations.
Cette clarification intervient alors que les images et déclarations diffusées sur les réseaux sociaux peuvent rapidement alimenter des réactions publiques, parfois sans que l’ensemble des éléments du dossier ne soit connu.
Malgré les divergences apparues autour de cette affaire, ATLAS TCHAD S.A. assure entretenir des relations « professionnelles et constructives » avec la Direction générale des Impôts.
L’entreprise dit privilégier le dialogue, le respect des procédures administratives et la recherche de solutions dans un esprit de responsabilité. Une posture que la société présente comme indispensable au maintien d’un climat favorable aux activités économiques et industrielles.
La direction générale précise par ailleurs que sa communication ne vise pas à entrer dans une polémique avec le député Takilal Ndolassem Hilaire. Elle réaffirme son respect pour les institutions de la République et pour leurs représentants.
Au-delà de la polémique née de la vidéo, cette affaire met en lumière l’importance de la communication et de la vérification des informations lorsqu’elles concernent des entreprises, leurs salariés et les relations avec l’administration publique.
Pour ATLAS TCHAD S.A., l’enjeu est également de préserver son image auprès de ses employés, clients, partenaires et autorités, dans un contexte où les réseaux sociaux constituent désormais un puissant relais de l’information.
En réaffirmant sa disponibilité au dialogue, l’entreprise assure vouloir contribuer, dans son domaine, au développement économique et industriel du Tchad. Elle entend ainsi privilégier l’apaisement et les échanges institutionnels plutôt qu’une escalade de la controverse.
La Direction générale d’ATLAS TCHAD S.A. conclut sa mise au point en réaffirmant son respect des institutions de la République et sa volonté de rechercher, par le dialogue, des solutions constructives aux questions soulevées.
MBAÏLEDE Trésor
