Pêche, aquaculture, restauration des terres et préservation des écosystèmes : le Tchad entend consolider sa coopération avec la Banque mondiale pour transformer durablement son potentiel naturel en levier de croissance et de sécurité alimentaire.
La coopération entre le Tchad et la Banque mondiale ouvre de nouvelles perspectives dans les domaines de la gestion durable des ressources naturelles et du développement de l’économie bleue. En marge de ses activités, le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a échangé avec Valerie Hickey, directrice Environnement et Durabilité du Groupe de la Banque mondiale, autour du renforcement de l’accompagnement de l’institution financière internationale en faveur des priorités environnementales du pays.
Au cœur des discussions, la nécessité de mobiliser davantage de moyens et d’expertise pour soutenir des secteurs stratégiques, notamment la pêche et l’aquaculture. Pour le Tchad, ces activités représentent bien plus que des sources de revenus : elles constituent des leviers essentiels de sécurité alimentaire, de création d’opportunités économiques et de renforcement de la résilience des communautés dépendantes des ressources naturelles.
Dans un contexte marqué par les défis climatiques et la pression croissante sur les écosystèmes, le développement de la pêche et de l’aquaculture apparaît comme une voie prometteuse pour diversifier les moyens de subsistance et améliorer les conditions de vie des populations. L’enjeu consiste à exploiter le potentiel disponible sans compromettre l’équilibre des milieux naturels ni les ressources des générations futures.
Les échanges entre les deux responsables ont également porté sur l’élargissement des perspectives de coopération dans la gestion durable des écosystèmes, la restauration des terres dégradées et le renforcement des capacités institutionnelles nécessaires à la mise en œuvre des programmes nationaux.
Ces axes de collaboration traduisent une ambition commune : inscrire les politiques de développement dans une approche intégrée, conciliant préservation de l’environnement, valorisation économique des ressources et amélioration du bien-être des populations.
Au-delà des échanges institutionnels, cette rencontre témoigne de la volonté du ministère de consolider ses relations avec la Banque mondiale afin de mieux accompagner les priorités nationales en matière de développement durable. Le renforcement de ce partenariat pourrait contribuer à soutenir les initiatives structurantes, à améliorer les mécanismes de gestion des ressources naturelles et à favoriser des investissements adaptés aux besoins du pays.
Pour le Tchad, l’ambition est claire : faire émerger une économie bleue durable, inclusive et créatrice de richesses, tout en préservant les écosystèmes qui constituent un patrimoine essentiel pour les générations présentes et futures.
À travers ce dialogue avec la Banque mondiale, le département en charge de l’Environnement réaffirme ainsi son engagement à promouvoir une gouvernance responsable des ressources naturelles et à faire de la durabilité environnementale un pilier de la transformation économique et sociale du pays.
MBAÏLEDE Trésor
