Au cœur de cette dynamique, les mécanismes de contrôle de l’action publique occupent une place importante. Le Président de l’Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaïmi, a reçu, vendredi 4 septembre 2026, au Palais de la Démocratie, une délégation des Cours des comptes du Tchad et du Burundi.
Conduite par le Président de la Cour des comptes du Burundi, Léopold Kabura, la délégation burundaise séjourne au Tchad dans le cadre d’une mission de travail consacrée notamment au partage d’expériences et au rapprochement entre les institutions des deux pays.
Cette rencontre avec le président de la chambre basse du Parlement tchadien intervient dans un contexte où la consolidation des institutions de contrôle apparaît comme un levier essentiel de la bonne gouvernance. Elle a permis aux différentes parties d’échanger sur les moyens de développer des relations plus étroites et de favoriser une meilleure compréhension des pratiques institutionnelles respectives.
Au-delà des civilités officielles, les discussions ont porté sur des questions liées au fonctionnement et à la coopération entre les organes chargés du contrôle des finances publiques. L’objectif affiché est de créer davantage de passerelles entre les expériences tchadienne et burundaise.
Pour Léopold Kabura, cette audience constitue une étape importante dans la consolidation des relations entre les institutions concernées. La rencontre devrait ainsi contribuer à donner une nouvelle impulsion aux échanges professionnels et institutionnels entre le Burundi et le Tchad.
Les échanges ont notamment mis l’accent sur le rapprochement entre les Cours des comptes tchadienne et burundaise, mais également sur les rapports institutionnels entre la Cour des comptes du Burundi et l’Assemblée nationale du Tchad.
Cette démarche traduit la volonté de renforcer le dialogue entre les institutions de contrôle et les organes parlementaires, dans une logique de complémentarité et d’échange d’expertise.
À travers cette visite, N’Djamena et Bujumbura entendent donc élargir leur coopération au-delà des relations politiques classiques. Le contrôle de la gestion publique, le partage de savoir-faire et le renforcement des liens entre institutions apparaissent désormais comme de nouveaux terrains de rapprochement entre les deux pays.
MBAÏLEDE Trésor
