L’arrivée de la ministre centrafricaine chargée de l’Action humanitaire, Lina Josiane Bemaka-Soui, marque une nouvelle étape dans les discussions entre N’Djamena et Bangui. Au cœur de cette rencontre tripartite avec le HCR : la recherche de solutions durables pour le retour volontaire des réfugiés centrafricains établis au Tchad.
Une délégation centrafricaine de haut niveau est arrivée à N’Djamena pour prendre part aux échanges consacrés à la conclusion des accords tripartites relatifs au rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains vivant au Tchad. À sa tête, la ministre chargée de l’Action humanitaire, de la Solidarité et de la Réconciliation, Lina Josiane Bemaka-Soui, accompagnée du Représentant pays du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en République centrafricaine.
La délégation a été accueillie, dans la soirée, par la ministre tchadienne de l’Action sociale, de la Solidarité nationale et des Affaires humanitaires, Zara Mahamat Issa. Cette arrivée traduit l’importance accordée par les autorités des deux pays à un dossier humanitaire qui exige concertation, responsabilité et engagement commun.
Au-delà du caractère diplomatique de cette visite, les discussions portent sur un enjeu majeur : créer les conditions nécessaires au retour des ressortissants centrafricains réfugiés sur le territoire tchadien, dans leur pays d’origine. Une perspective qui suppose des garanties concrètes en matière de sécurité, de protection, de dignité et de réintégration.
Les travaux engagés entre les deux gouvernements, avec l’accompagnement du HCR, doivent aboutir à la présentation et à l’adoption d’un communiqué final, ainsi qu’à la signature des documents tripartites définissant les modalités de mise en œuvre du processus de rapatriement volontaire.
Pour N’Djamena et Bangui, l’enjeu est désormais de transformer les engagements politiques et humanitaires en actions concrètes, sans perdre de vue les droits et les aspirations des personnes concernées. Car un retour ne saurait être considéré comme une solution durable s’il ne repose pas sur un choix librement exprimé et sur des conditions réellement sécurisées.
Cette rencontre tripartite pourrait ainsi constituer une étape décisive dans le renforcement de la coopération entre le Tchad, la République centrafricaine et le HCR. Un rendez-vous diplomatique à forte portée humaine, dont les conclusions sont particulièrement attendues par les milliers de réfugiés centrafricains concernés.
MBAÏLEDE Trésor
