Le développement d’un réseau de transport public moderne à N’Djaména s’impose progressivement comme un chantier stratégique. Une nouvelle étape pourrait être franchie grâce au renforcement de la coopération entre le Tchad et la Chine.
La modernisation des transports urbains à N’Djaména était au cœur d’une rencontre de haut niveau tenue le 12 août 2026 entre la ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Fatima Goukouni Weddeye, et l’ambassadeur de Chine au Tchad, Wang Xining.
Cette audience a permis aux deux parties d’examiner plusieurs pistes de coopération destinées à accompagner la transformation du secteur des transports. Au-delà du simple échange diplomatique, les discussions ont porté sur des projets susceptibles d’avoir un impact direct sur la mobilité quotidienne des habitants de la capitale.
Parmi les dossiers évoqués figure la mise en place d’une société nationale dédiée au transport routier urbain à N’Djaména. Le projet traduit l’ambition des autorités de proposer une alternative plus organisée aux modes de déplacement actuels et de mieux répondre à l’augmentation des besoins de mobilité dans une capitale en pleine expansion.
La partie tchadienne souhaite notamment bénéficier de l’appui chinois pour conduire des études approfondies sur différents projets inscrits dans le Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 ». Ces travaux devraient permettre d’évaluer leur faisabilité sur les plans technique, économique et institutionnel avant leur éventuelle mise en œuvre.
L’enjeu est de taille : améliorer les conditions de déplacement, réduire les difficultés liées à la circulation et favoriser l’émergence d’un système de transport collectif capable d’accompagner la croissance urbaine.
À travers ces échanges, N’Djaména entend également tirer profit de l’expérience chinoise dans le domaine des infrastructures et de la mobilité urbaine. Pékin figure depuis plusieurs années parmi les partenaires majeurs du Tchad dans différents secteurs structurants.
La coopération envisagée dans le domaine des transports pourrait ainsi ouvrir la voie à une approche plus intégrée de la mobilité, combinant planification, infrastructures, organisation du transport public et accompagnement institutionnel.
Pour le gouvernement tchadien, la création d’une structure nationale de transport urbain représente surtout une opportunité de poser les bases d’un service public plus régulier, plus accessible et mieux adapté aux réalités de la capitale.
La question des transports dépasse désormais le seul cadre de la circulation. Elle touche directement l’activité économique, l’accès aux services, l’emploi et la qualité de vie des populations.
En plaçant la mobilité urbaine parmi les projets examinés dans le cadre de « Tchad Connexion 2030 », les autorités affichent donc leur volonté d’en faire un levier du développement national.
La rencontre entre Fatima Goukouni Weddeye et Wang Xining marque ainsi une nouvelle séquence dans le partenariat tchadien avec la Chine. Reste désormais à transformer les discussions et les études envisagées en réalisations concrètes, capables de changer durablement le visage des transports à N’Djaména.
MBAÏLEDE Trésor
