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Tchad : Dr Sitack Béni prend les commandes et relance l’ambition pour l’enseignement supérieur

Le monde académique tchadien retient son souffle. Dr Sitack Yombatinan Béni a officiellement pris ce mardi 7 avril 2026 ses fonctions à la tête du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, marquant le début d’une phase décisive pour un secteur en quête de stabilité, de vision et d’ambition.

Au cœur du Moursal, une foule composée de cadres, d’enseignants-chercheurs, d’étudiants et de partenaires institutionnels s’est réunie pour assister à une cérémonie empreinte de solennité. Présidée par Rahamatou Mahamat Houtoin, elle a mêlé protocole républicain et attentes immenses, révélant l’importance stratégique du moment pour l’avenir de l’enseignement supérieur au Tchad.

La transition a constitué l’un des temps forts de la matinée, avec la passation de charges entre Moudalbaye Noubandissem Appoline et Khadidja Adoum Attimer. Plus qu’un simple rituel administratif, il s’agissait d’un passage de témoin chargé d’émotion, où résonnait la conscience des défis colossaux qui persistent : moderniser les universités, redonner place et moyens à la recherche, professionnaliser les filières et rapprocher la formation des besoins réels du marché du travail.

L’arrivée de Dr Béni à la tête du ministère suscite déjà autant d’espoir que d’exigence. Rigoureux, méthodique et respecté au sein du milieu académique, il porte la réputation d’un homme de dossiers, capable de tracer une ligne claire dans un environnement institutionnel souvent secoué par les tensions, les retards et les attentes contradictoires. Dans un discours concis mais déterminé, il a promis de restaurer la confiance d’un secteur fragilisé et de relancer une dynamique d’excellence, condition indispensable à l’essor national.

À peine installé, les chantiers prioritaires s’imposent avec urgence. Il devra impulser une refonte profonde de la gouvernance universitaire afin de favoriser l’autonomie et la performance des institutions. Il lui faudra aussi améliorer les conditions d’étude et de recherche, dans un pays où les infrastructures manquent et où les équipements peinent à suivre le rythme des besoins pédagogiques modernes. Autre enjeu majeur : renforcer la formation professionnelle pour offrir aux jeunes des perspectives concrètes dans un marché de l’emploi exigeant, mais en pleine transformation.

Face à lui, les attentes exprimées par les acteurs du système sont claires : bâtir une vision cohérente, moderne et inclusive, capable de replacer l’enseignement supérieur au cœur du développement national.

Au-delà des discours et du protocole, la cérémonie du Moursal a pris des allures d’appel collectif à l’action. Entre accolades, poignées de main et regards empreints de confiance, une conviction dominait : le futur du secteur dépendra de la capacité de la nouvelle équipe à écouter, réformer et innover.

La Rédaction

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