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Tchad : face aux crises régionales, Mahmoud Ali Seid plaide pour l’unité autour de la paix

Face aux soubresauts sécuritaires qui traversent la région, le président de la CASAC, Mahmoud Ali Seid, lance un appel à la vigilance et à l’unité. Dans un message publié sur sa page Facebook, il exhorte les Tchadiens à faire de la préservation de la paix une priorité absolue.

La paix n’est jamais définitivement acquise. Elle se construit, se protège et se défend au quotidien. C’est le sens du message livré par le président de la Coalition des Associations de la Société civile pour l’Action citoyenne (CASAC), Mahmoud Ali Seid, qui appelle à tirer les leçons des crises ayant profondément déstabilisé plusieurs pays de la région.

S’appuyant sur les expériences libyenne et soudanaise, le responsable de la société civile met en garde contre les conséquences dévastatrices de la perte de la paix. Selon lui, les peuples ne mesurent souvent la valeur de la stabilité qu’au moment où celle-ci disparaît, laissant place à l’insécurité, aux divisions et au recul du développement.

Dans son message, Mahmoud Ali Seid évoque d’abord le cas de la Libye, estimant que les Libyens n’avaient pas, en leur temps, pleinement mesuré « les valeurs inestimables » de la paix. Une situation dont les conséquences continuent de peser sur l’équilibre régional.

Le président de la CASAC établit ensuite un parallèle avec la situation soudanaise, confrontée depuis plusieurs années à une grave crise sécuritaire et humanitaire. Pour lui, les errements actuels doivent servir d’avertissement aux autres pays de la région.

Au-delà des frontières nationales, il alerte également sur la résurgence du terrorisme transfrontalier, qu’il considère comme une menace majeure pour la stabilité et le développement de l’Afrique subsaharienne. Dans un espace régional marqué par la circulation des groupes armés et l’instabilité, la vigilance apparaît, selon lui, comme une nécessité collective.

Pour le président de la CASAC, la réponse à ces menaces passe avant tout par l’unité. Il invite les Tchadiens à dépasser les divergences et les « considérations secondaires et futiles » afin de préserver l’essentiel : la paix et la stabilité du pays.

Son appel se veut particulièrement ferme : la société doit, selon lui, « se dresser en rempart » pour protéger la paix nationale. Une mobilisation qui ne saurait être limitée aux seules institutions, mais qui doit également impliquer les citoyens et les forces vives de la nation.

Derrière ce message se dessine une conviction : dans un environnement régional fragile, la cohésion nationale constitue l’un des principaux boucliers contre les menaces sécuritaires. Les divisions internes, prévient implicitement Mahmoud Ali Seid, peuvent fragiliser davantage un pays déjà exposé aux turbulences de son environnement régional.

« L’on ne saisit pleinement l’importance de la paix que lorsqu’elle s’effondre et nous échappe », rappelle-t-il. Une formule qui résume l’essentiel de son intervention : la paix ne doit pas être considérée comme une évidence, mais comme un acquis fragile nécessitant une vigilance permanente.

Dans son plaidoyer, Mahmoud Ali Seid appelle ainsi à défendre la stabilité nationale avec détermination et à la considérer comme un bien collectif dont la valeur dépasse les divergences politiques, sociales ou communautaires.

Alors que plusieurs pays du continent restent confrontés aux conflits, au terrorisme et à l’instabilité, son message résonne comme un avertissement : préserver la paix avant qu’elle ne soit menacée demeure moins coûteux que tenter de la reconstruire après son effondrement.

Pour le président de la CASAC, le choix est donc clair : faire de l’unité, de la vigilance et de la responsabilité collective les piliers d’une paix durable au Tchad.

MBAÏLEDE Trésor

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