La deuxième Assemblée générale de la Confédération Africaine des Établissements Privés d’Enseignement (CAEPE) s’est ouverte ce lundi sous le signe de la qualité et de l’employabilité dans un contexte où l’Afrique repense en profondeur son modèle d’enseignement supérieur pour répondre aux défis du marché du travail. Dans la capitale tchadienne, N’Djamena, la salle de réunion du Ministère des Affaires étrangères a servi de cadre à cette rencontre continentale d’envergure, placée sous la présidence du Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de la Formation professionnelle, le Dr SITACK YOMBATINA, représentant le Premier ministre, l’ambassadeur ALLAH-MAYE HALINA.
Ce rendez-vous majeur de l’agenda éducatif africain consacre la montée en puissance de la Confédération Africaine des Établissements Privés d’Enseignement, une organisation panafricaine qui fédère des établissements privés d’enseignement supérieur issus de plusieurs pays francophones. À travers cette plateforme, les acteurs du secteur entendent défendre leurs intérêts communs tout en contribuant à la construction d’un espace éducatif plus inclusif, plus compétitif et mieux arrimé aux réalités économiques du continent.
Dans son allocution d’ouverture, le ministre a donné une orientation claire aux travaux en affirmant que l’enseignement supérieur doit désormais s’imposer comme un véritable pôle d’excellence académique, technique et professionnelle. Un message fort, qui résonne comme un appel à la transformation des pratiques pédagogiques et à l’adaptation des formations aux exigences contemporaines. Au cœur de son intervention, une préoccupation centrale s’est imposée avec insistance, celle de l’employabilité des jeunes diplômés, considérée comme un défi structurel majeur pour les systèmes éducatifs africains.
Dr SITACK YOMBATINA a ainsi exhorté les promoteurs d’établissements privés à renforcer les liens entre formation et emploi, à développer des dispositifs d’insertion professionnelle plus efficaces et à intégrer davantage l’innovation ainsi que les besoins réels des secteurs économiques dans la conception des curricula. Une orientation qui traduit la volonté des autorités tchadiennes de voir émerger un enseignement supérieur plus pragmatique, capable de produire des compétences immédiatement opérationnelles sur le marché du travail.
Cette deuxième Assemblée générale réunit des délégations venues de plusieurs pays de la sous-région, notamment du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Bénin et du Tchad. Cette diversité témoigne de l’ambition partagée de bâtir une dynamique éducative commune, fondée sur la coopération, l’échange d’expériences et la mutualisation des bonnes pratiques entre établissements privés africains. Au-delà des échanges institutionnels, la rencontre se veut un espace stratégique de coordination et d’harmonisation des approches pédagogiques à l’échelle continentale.
Les travaux inscrits à l’ordre du jour ouvrent également la voie à des réflexions structurantes sur l’avenir du secteur. Les participants sont appelés à définir une feuille de route ambitieuse axée sur le renforcement de la gouvernance des établissements privés, l’amélioration des mécanismes d’assurance qualité, la mutualisation des ressources pédagogiques et la promotion de l’innovation éducative. L’objectif affiché est clair : adapter l’enseignement supérieur aux métiers d’aujourd’hui et anticiper ceux de demain dans un monde en constante mutation.
En accueillant cette rencontre stratégique, le Tchad confirme son engagement en faveur de la réforme de l’enseignement supérieur et de la promotion de l’excellence académique. Cette implication traduit une volonté politique affirmée de faire de la formation et de la recherche des leviers essentiels du développement durable et de la compétitivité africaine.
Au terme de cette ouverture solennelle, la deuxième Assemblée générale de la CAEPE apparaît ainsi comme un moment charnière pour l’avenir de l’éducation privée en Afrique francophone. Elle incarne une dynamique porteuse d’espoir pour une jeunesse continentale qui aspire à une formation de qualité, véritable passeport vers l’emploi et l’émergence.
La Rédaction
