La Coalition des Associations de la Société Civile pour des Actions Citoyennes (CASAC) a exprimé son appui au projet de révision de la Constitution, tout en saluant l’accord de paix signé à Miski le 23 septembre dernier entre le Gouvernement tchadien et le Mouvement Difa al-Watan.
Dans une déclaration rendue publique ce dimanche 28 septembre, son président, Mahmoud Ali Seïd, a souligné que la révision constitutionnelle en cours ne vise pas à remettre en cause les principes fondateurs de la République, mais plutôt à les adapter « aux réalités de la société actuelle ».
Parmi les points sensibles abordés, figure l’article 77 de la Constitution, qui interdit au Président de la République toute activité au sein d’un parti politique ou d’une organisation syndicale. Pour Mahmoud Ali Seïd, cette disposition révèle aujourd’hui ses limites :
« Comment dissocier le Chef de l’État, élu sur la base d’une vision, d’un programme et d’une cohérence partisane, de la structure politique qui a porté ce projet au suffrage populaire ? », a-t-il déclaré, estimant que l’expérience politique récente au Tchad plaide pour un ajustement de ce cadre.
Il a également rappelé que dans plusieurs pays comparables, « l’incarnation de l’État se confond légitimement avec l’orientation politique assumée », soulignant ainsi la nécessité d’harmoniser la Constitution avec les pratiques démocratiques en vigueur ailleurs.
Par ailleurs, le président de la CASAC a salué l’accord de paix de Miski, signé avec le Mouvement Difa al-Watan, qualifié de tournant historique pour la stabilité du pays. Selon lui, « le climat politique tchadien n’a jamais connu un tel degré d’apaisement et de stabilité ».
Mahmoud Ali Seïd a invité l’ensemble des Tchadiens à consolider cette dynamique de paix :
« Dans les lieux de culte, dans les espaces publics et dans nos communautés, chacun doit être un acteur de la réconciliation et rester fidèle aux principes républicains. »
La prise de position de la CASAC intervient alors que le débat sur la révision constitutionnelle suscite de vives discussions dans la classe politique et au sein de la société civile. En soutenant à la fois le processus de réforme et les avancées en matière de paix, la coalition entend s’affirmer comme un relais citoyen de la transition vers un Tchad plus stable et institutionnellement adapté aux défis contemporains.
La Rédaction
