La campagne internationale des 16 Jours d’engagement contre les violences basées sur le genre s’est ouverte ce 25 novembre, avec un thème centré cette année sur la lutte contre les violences numériques faites aux femmes et aux filles. Une problématique encore méconnue, mais en forte progression, selon la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) du Tchad.
Harcèlement en ligne, cyberintimidation, diffusion non consentie d’images intimes ou chantage numérique : ces abus virtuels ont des conséquences bien réelles, rappelle l’institution. Ils isolent les victimes, renforcent les inégalités et limitent l’accès des femmes aux espaces numériques, aujourd’hui indispensables à l’éducation, à l’emploi et à la participation citoyenne.
La CNDH salue les avancées juridiques récentes, notamment l’Ordonnance N°003/PR/2025 sur la prévention des violences faites aux femmes et la Loi N°009/PR/2015 sur la cybersécurité. Mais elle insiste : leur efficacité dépendra de leur diffusion, de leur compréhension par le public et de leur mise en œuvre équitable.
À travers sa sous-commission dédiée à l’égalité et aux droits des groupes spécifiques, la CNDH appelle à une mobilisation générale notamment, institutions, familles, éducateurs, plateformes numériques, médias et citoyens. Chacun est invité à signaler les abus, soutenir les victimes et contribuer à un environnement numérique plus sûr.
Pour cette édition 2025, l’institution réaffirme que la défense des droits humains doit s’étendre aux espaces virtuels. Mettre fin à la violence en ligne, comme hors ligne, est indispensable pour construire une société inclusive et protéger durablement les femmes et les filles.
La Rédaction
