Tchad : la CNDH dément les accusations de Dja FM et appelle à plus de rigueur journalistique
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Tchad : la CNDH dément les accusations de Dja FM et appelle à plus de rigueur journalistique

Dans un communiqué signé par son Secrétaire Général, Mahamt Hassan Bremé, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a tenu à répondre aux accusations portées contre elle par la Radio Dja FM, dans un message jugé « truffé d’inexactitudes » et destiné à jeter le discrédit sur l’institution.

Selon le Coordonnateur par intérim de Dja FM, Allamine Bineye Abakar, la CNDH aurait déposé une plainte contre la radio à la suite de la diffusion d’informations relatives à des incidents survenus dans les locaux de l’institution. Dja FM a présenté cette plainte comme une atteinte à la liberté de la presse.

La CNDH réfute catégoriquement ces allégations. Elle reproche à la radio de ne pas avoir respecté les règles élémentaires de la profession journalistique, notamment l’obligation de recouper les informations.

Le communiqué de la CNDH précise que Dja FM s’est appuyée exclusivement sur le témoignage de Mahamat Becher Mahamat, chargé de communication de l’association Action pour la paix et les droits humains au Tchad. Celui-ci affirme avoir été victime de violences de la part d’agents de la Garde Nationale et Nomade Tchadienne (GNNT) postés devant la CNDH.

Or, selon la version de la CNDH, la radio aurait dû recueillir également son point de vue afin de garantir un équilibre de l’information. L’édition du dimanche 3 août 2025, consacrée à ces faits, aurait ainsi gagné en crédibilité et en impartialité.

Face à ces accusations médiatisées, le Service de communication de la CNDH a sollicité, dès le 6 août 2025, un droit de réponse auprès de Dja FM. Le coordonnateur par intérim de la radio s’était engagé à soumettre la requête à sa rédaction, mais aucune suite n’a été donnée.

La CNDH estime cet acte contraire aux principes déontologiques du journalisme, qui consacrent le droit de réponse comme un outil essentiel d’équilibre et de justice dans le traitement de l’information.

La CNDH dénonce une « manipulation des faits », soulignant que non seulement ses agents n’étaient pas en cause, mais que ce sont au contraire M. Mahamat Becher Mahamat et son accompagnateur qui ont présenté des excuses, faute de preuves matérielles confirmant les violences alléguées.

Tout en rejetant les accusations de Dja FM, la CNDH rappelle son engagement constant pour la promotion et la protection des droits de l’Homme. Elle affirme également son attachement à la liberté de la presse, en témoigne sa collaboration avec :

  • La Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA),
  • L’Union des Journalistes Tchadiens (UJT),
  • Les organisations professionnelles des médias,
  • Ainsi que l’ensemble des organes de presse qui respectent les règles d’éthique et de déontologie journalistiques.

La CNDH rejette fermement les accusations de Dja FM et invite la presse à plus de rigueur, de professionnalisme et de respect de l’équilibre de l’information. L’institution se dit ouverte au dialogue mais reste vigilante face à toute tentative de manipulation de l’opinion publique.

La Rédaction

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