La Direction Générale des Impôts a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de modernisation en lançant, ce mardi 24 mars 2026, un atelier de formation dédié à la digitalisation des procédures fiscales. La session, organisée au siège de Office national des médias audiovisuels, a réuni avocats, notaires, médecins, ingénieurs et huissiers autour des nouveaux outils numériques conçus pour simplifier la relation entre l’administration et les contribuables.
Au centre des échanges : la télédéclaration, le télépaiement via la plateforme E-Tax et la facturation électronique normalisée. Autant d’innovations qui visent à réduire les déplacements, fluidifier les démarches fiscales et renforcer la transparence dans la collecte des recettes publiques.
Représentant l’Ordre des architectes, Senoussi Ahmat Senoussi a salué « une initiative qui rapproche l’administration des usagers » tout en soulignant la nécessité de s’adapter aux mutations technologiques. Malgré les défis persistants dans les zones moins connectées, il estime que l’essor de la connectivité mobile contribuera à lever progressivement ces obstacles.
Même écho du côté de la Chambre nationale des huissiers : Maître Tchenem Faustin Sabana, intervenant pour sa corporation, a encouragé ses pairs à « s’approprier pleinement ces outils modernes », véritables leviers d’efficacité professionnelle. Mpy Nangkere, secrétaire général de l’Ordre des ingénieurs civils, a lui aussi reconnu une avancée majeure permettant d’éviter des déplacements coûteux et d’optimiser les échanges avec l’administration.
Présidant l’atelier, le Directeur général des impôts, Mbaïrari Bari Henri, a rappelé que cette démarche découle des concertations engagées en 2025 avec les ordres professionnels. Il a souligné que la digitalisation constitue une priorité nationale, soutenue au plus haut niveau par le Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, et par le ministère des Finances.
Cette réforme bénéficie par ailleurs de l’appui constant de partenaires internationaux tels que la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, l’Agence française de développement et la Banque africaine de développement, qui accompagnent le Tchad depuis le lancement officiel du processus en juin 2022.
En renforçant les capacités des contribuables et en promouvant une gestion plus transparente des recettes publiques, la DGI entend consolider la confiance entre l’État et les citoyens. Une étape décisive vers une fiscalité plus moderne, plus accessible et résolument tournée vers l’avenir.
La Rédaction



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