Tchad : la France appuie la naissance d’une filière locale de farines enrichies pour lutter contre la malnutrition
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Tchad : la France appuie la naissance d’une filière locale de farines enrichies pour lutter contre la malnutrition

Dans un pays où l’insécurité alimentaire demeure un défi majeur et où la malnutrition chronique frappe encore durement les femmes et les jeunes enfants, une initiative franco-tchadienne vient poser les jalons d’un changement durable. L’Ambassade de France au Tchad a célébré ce mardi la clôture d’un projet ambitieux : l’amorçage d’une filière nationale de production de farines enrichies certifiées, un outil stratégique dans la lutte contre la malnutrition.

Porté par le Complexe Hospitalo-Universitaire du Bon-Samaritain et mis en œuvre avec le Centre de contrôle de qualité des denrées alimentaires (CECOQDA), le projet a bénéficié d’un financement de 100 000 euros, soit 65,5 millions de FCFA, de la France. Objectif : moderniser une unité locale de production, professionnaliser les équipes et garantir des standards de qualité alignés sur les normes internationales.

Cette phase pilote a marqué une étape clé : le passage d’une production artisanale à une production semi-industrielle, multipliant les capacités de fabrication et offrant un produit nutritionnel sûr, contrôlé et conforme. La certification ISO 22000 obtenue pour le protocole de fabrication délivrée avec l’appui de l’ATNOR et de l’Association française pour l’assurance de la qualité (AFAQ) constitue un tournant. Elle positionne la filière tchadienne sur une trajectoire pérenne, capable de répondre aux besoins nutritionnels du pays.

Au-delà de l’enjeu sanitaire, le projet porte également une ambition économique : celle de structurer une filière agroalimentaire nationale reposant sur l’approvisionnement local. Un partenariat avec la coopérative agricole COOPAD illustre cette volonté de s’ancrer dans les territoires, de soutenir les producteurs ruraux et de favoriser les circuits courts.

Cette dynamique pourrait, à terme, transformer profondément le paysage agroalimentaire tchadien, en stimulant la production locale et en renforçant l’autonomie nutritionnelle du pays.

Lors de la cérémonie de clôture, les partenaires ont salué les résultats obtenus et envisagé un déploiement à l’échelle nationale. La réussite du projet pilote ouvre en effet la voie à une filière structurée, capable de produire des farines enrichies certifiées pour l’ensemble du pays.

À travers cette initiative, la France réaffirme son engagement en faveur de la sécurité alimentaire, du développement rural et de l’amélioration de la santé des populations. Un soutien qui s’inscrit pleinement dans les priorités du Plan national de développement sanitaire (PNDS) et qui témoigne de la solidité du partenariat entre Paris et N’Djamena.

La Rédaction

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