Par un Décret N°025/PR/2026 en date du 16 janvier 2026, la Présidence de la République a officiellement promulgué ce lundi 19 janvier 2026 la Loi N°016/AN-SENAT/2025, instituant une amnistie générale en faveur des membres des Forces de défense et de sécurité et des groupes signataires des accords de paix de Miski.
Cette décision marque un jalon majeur dans le processus de réconciliation nationale, visant à tourner la page des tensions et à consolider les acquis des accords de paix. Selon le décret, les bénéficiaires verront effacées toutes les poursuites, condamnations et sanctions liées aux événements couverts par ces accords. L’objectif : restaurer la confiance entre anciens protagonistes, institutions et populations locales.
La mesure a été saluée par les Forces de défense et de sécurité, qui y voient une reconnaissance de leur rôle dans les opérations passées. Les groupes signataires de Miski, pour leur part, considèrent cette amnistie comme un geste de bonne foi de l’État, renforçant leur engagement à respecter les accords. Plusieurs leaders locaux l’ont qualifiée de « mesure historique » pour la réintégration socio-économique des ex-combattants.
Si cette amnistie représente un pas déterminant vers la paix durable, des experts rappellent que son succès dépendra des programmes de réinsertion, de la sécurisation des territoires et du suivi des engagements mutuels. Néanmoins, la promulgation de cette loi envoie un signal fort : le Tchad semble engagé dans la construction d’un horizon politique apaisé, fondé sur le dialogue et la réconciliation.
La Rédaction



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