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Tchad : le 1er arrondissement réajuste son budget 2026 autour des urgences locales

La Commune du 1er arrondissement de N’Djamena a ouvert, ce vendredi 21 août 2026, les travaux de la session budgétaire remaniée au titre de l’exercice 2026. Présidée par l’administrateur délégué, David Duran, la cérémonie a réuni le maire Djamal Yaya Moussa, les conseillers municipaux, les responsables administratifs et techniques de la commune, ainsi que des représentants de la société civile.

Au-delà d’un exercice de réajustement comptable, cette session entend redéfinir les priorités de la commune à la lumière des réalités observées sur le terrain. Dans son discours de bienvenue, le maire Djamal Yaya Moussa a insisté sur la nécessité de faire du budget municipal un véritable instrument d’action publique, capable de répondre aux préoccupations quotidiennes des habitants.

Pour l’exécutif municipal, le budget remanié doit accompagner la mise en œuvre effective de la nouvelle politique communale. Le maire a notamment mis en avant plusieurs secteurs jugés prioritaires : l’assainissement, la prévention des inondations, la sécurité, l’action sociale, l’éducation, la jeunesse, la culture et le sport.

La lutte contre l’insalubrité et les inondations figure parmi les principaux axes retenus. Des moyens doivent ainsi être consacrés aux opérations de curage, d’assainissement et aux mesures de prévention face aux risques qui affectent régulièrement plusieurs quartiers de la capitale.

La question sécuritaire occupe également une place importante dans cette nouvelle orientation. La commune entend renforcer sa collaboration avec les forces de l’ordre afin de contribuer à la réduction de l’insécurité et de la délinquance dans les quartiers.

Sur le plan social, l’exécutif municipal affiche également la volonté de maintenir son soutien aux populations les plus vulnérables, notamment les personnes âgées, les femmes et les jeunes confrontés aux difficultés d’insertion professionnelle.

Le maire a également présenté les premiers indicateurs d’exécution budgétaire. Selon les données communiquées lors de la cérémonie, le niveau d’exécution atteint 47 % pour les dépenses ordinaires et 31 % pour les dépenses extraordinaires.

Ces chiffres traduisent, selon l’exécutif communal, une volonté de contenir les charges de fonctionnement tout en préservant les investissements considérés comme prioritaires.

La mobilisation des recettes constitue, dans cette perspective, un autre chantier majeur. La redynamisation du système de collecte des ressources propres est présentée comme une condition essentielle au renforcement de l’autonomie financière de la commune et à sa capacité à financer durablement ses projets.

Le budget remanié prévoit également des mesures destinées à améliorer le fonctionnement de l’administration communale. L’équipement des services, le renforcement des capacités du personnel et la digitalisation de certaines prestations figurent parmi les orientations annoncées.

Pour la municipalité, la modernisation de l’administration doit permettre de rapprocher davantage les services publics des citoyens et d’améliorer leur efficacité.

L’appui à l’éducation, à la culture, au sport et aux initiatives en faveur de la jeunesse complète cette feuille de route, avec l’ambition de faire de ces secteurs des leviers de cohésion sociale et de développement local.

Prenant la parole à son tour, l’administrateur délégué auprès de la Commune du 1er arrondissement, David Duran, a donné le ton des travaux. Pour lui, le remaniement budgétaire ne saurait être réduit à une procédure administrative.

Il s’agit, selon son intervention, d’un exercice de réévaluation permettant de confronter les prévisions initiales aux recettes effectivement mobilisées, de maîtriser les dépenses et de redéployer les ressources vers les besoins les plus urgents.

David Duran a particulièrement insisté sur les attentes concrètes des habitants : amélioration du cadre de vie, efficacité des services municipaux, renforcement de la sécurité et gestion responsable des ressources publiques.

Il a invité les conseillers municipaux à privilégier, au cours des débats, une approche à la fois rigoureuse et pragmatique. Chaque décision financière devrait ainsi être appréciée à l’aune de son impact réel sur les conditions de vie des populations.

L’ouverture de cette session budgétaire remaniée intervient donc à un moment où la commune cherche à mieux aligner ses ressources disponibles sur les besoins prioritaires de ses administrés.

Pour le maire Yaya Djamal Moussa, la réussite de cette démarche dépendra toutefois de l’implication collective des conseillers municipaux, appelés à exercer pleinement leurs missions de contrôle, de proposition et d’orientation.

Le message porté à l’ouverture des travaux est clair : le budget 2026 remanié se veut moins un simple document financier qu’une feuille de route pour l’action municipale au cours des prochains mois.

Entre contraintes budgétaires, urgences environnementales, impératifs sécuritaires et attentes sociales, les débats du conseil municipal seront désormais scrutés à l’aune d’un enjeu central : transformer les arbitrages budgétaires en résultats visibles dans le quotidien des habitants du 1er arrondissement.

MBAÏLEDE Trésor

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