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Tchad : Le 7ᵉ Congrès des magistrats place la sécurisation des investissements au cœur des priorités judiciaires

Une réflexion d’envergure sur l’avenir juridique et économique du Tchad a réuni, ce samedi, le corps judiciaire lors du 7 Congrès du Syndicat des magistrats du Tchad (SMT). Placée sous le thème : « La sécurisation juridique et judiciaire des investissements au Tchad : défis et rôle du magistrat », cette édition s’est tenue sous le haut patronage du Président de la Cour suprême, également Président du Conseil supérieur de la magistrature.

L’événement a rassemblé de hautes autorités institutionnelles, parmi lesquelles le ministre de la Justice, garde des Sceaux, chargé des Droits humains, et la vice-présidente du Conseil constitutionnel. Leur présence a donné une solennité toute particulière à cette rencontre stratégique organisée dans l’enceinte de l’École nationale de formation judiciaire (ENFJ).

Dès l’ouverture des travaux, le ton était donné : dans un contexte où le Tchad cherche à attirer davantage d’investissements nationaux et internationaux, la justice demeure un pilier incontournable. Les intervenants ont insisté sur la nécessité de renforcer la sécurité juridique pour protéger les investisseurs, tout en garantissant un environnement propice au développement économique.

Le Président de la Cour suprême a rappelé que la confiance des investisseurs repose largement sur la stabilité des règles, l’indépendance de la justice et la capacité des magistrats à trancher avec impartialité et efficacité. « Un investissement ne peut prospérer que lorsque la justice inspire confiance et prévisibilité », a-t-il affirmé en soulignant les progrès accomplis, mais aussi les défis persistants : lenteurs judiciaires, insuffisances réglementaires, ou encore difficultés de mise en œuvre des décisions de justice.

Le ministre de la Justice, pour sa part, a insisté sur l’importance des réformes en cours, notamment la modernisation des textes, la digitalisation progressive des procédures et le renforcement de la formation des acteurs judiciaires. Il a appelé le corps de la magistrature à s’approprier pleinement ces transformations afin d’en faire un véritable levier d’attractivité économique.

La vice-présidente du Conseil constitutionnel a souligné, à cette occasion, le rôle déterminant de la jurisprudence et du respect des normes constitutionnelles dans la construction d’un climat de confiance indispensable aux acteurs économiques.

Au-delà des discours, ce Congrès aura surtout permis de réunir une communauté judiciaire mobilisée autour d’un objectif commun : faire de la justice tchadienne un moteur de stabilité et de croissance. Alors que les recommandations issues des travaux sont attendues dans les prochains jours, les participants s’accordent sur un point : les magistrats demeurent au cœur de la sécurisation des investissements, et leur engagement constitue un pilier essentiel pour l’avenir économique du pays.

La Rédaction

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