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Tchad : le Cabinet civil dément catégoriquement les accusations de monnayage des audiences présidentielles portées par le Député Takilal Ndolassem

Le Cabinet civil du Président de la République est sorti de son silence pour opposer un démenti formel aux accusations faisant état d’un prétendu monnayage des audiences présidentielles. Dans un communiqué officiel rendu public ce mardi, l’institution qualifie ces allégations de « mensongères » et annonce qu’elle se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre leurs auteurs.

Le communiqué intervient à la suite des déclarations du député Takilal Ndolassem ayant affirmé, sur les réseaux sociaux, que des collaborateurs du Chef de l’État auraient exigé des contreparties financières en échange de l’obtention d’une audience présidentielle. Des accusations que le Cabinet civil balaie avec fermeté, estimant qu’elles sont dénuées de tout fondement et portent gravement atteinte à la réputation des collaborateurs de la Présidence ainsi qu’à la crédibilité des institutions de la République.

Pour étayer sa position, le Cabinet civil révèle que la demande d’audience introduite par le parlementaire concerné avait déjà reçu l’approbation du Président de la République pour sa programmation le 27 juillet 2026, soit deux jours avant la publication des accusations sur les réseaux sociaux, intervenue le 29 juillet 2026. Selon l’institution, cette chronologie contredit directement les affirmations avancées par l’élu et démontre leur caractère infondé.

Le Cabinet civil rappelle par ailleurs que les demandes d’audience adressées au Chef de l’État obéissent à une procédure administrative strictement encadrée. Chaque requête est examinée par les services compétents avant d’être soumise à la décision souveraine du Président de la République. Le simple dépôt d’une demande, souligne le communiqué, ne saurait être assimilé à une acceptation automatique ou à une programmation d’audience.

Face à ce qu’il considère comme une atteinte à l’honneur de ses collaborateurs et à l’image de la Présidence de la République, le Cabinet civil annonce qu’il se réserve le droit d’engager toutes les actions judiciaires appropriées afin que les responsabilités soient établies devant les juridictions compétentes.

Le Cabinet civil réaffirme son engagement en faveur de la transparence, de l’intégrité et de l’égalité de traitement de tous les citoyens dans la gestion des demandes d’audience, tout en appelant au respect des institutions et à la responsabilité dans la diffusion d’accusations mettant en cause les plus hautes sphères de l’État.

MBAÏLEDE Trésor

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