Les autorités tchadiennes ont décidé d’interdire la marche que prévoyait d’organiser, le 20 novembre 2025, la plateforme SABARNA, regroupant des diplômés en attente d’intégration. La décision a été rendue publique le 17 novembre à N’Djamena à travers un arrêté ministériel signé par le ministre de l’Administration du Territoire, Ali Ahmat Aghabache.
Selon le document officiel, l’interdiction repose sur deux motifs principaux. D’abord, les organisateurs n’auraient pas respecté les exigences légales fixées par les articles 6 (alinéa 1) et 7 de l’Ordonnance N°011/PR/2023 du 1er août 2023, qui régissent les manifestations sur la voie publique. Le ministère souligne que la déclaration préalable, ainsi que d’autres formalités obligatoires, n’auraient pas été correctement observées.
Ensuite, les autorités invoquent un risque de perturbation de l’ordre public. Le ministère estime que la tenue de cette marche pourrait entraîner des débordements ou des incidents susceptibles de troubler la sécurité et la tranquillité publiques. En conséquence, il a jugé nécessaire de prendre une mesure préventive.
L’arrêté avertit également que tout acte d’organisation ou de participation à un rassemblement non autorisé pourrait exposer les responsables de la plateforme SABARNA à des poursuites judiciaires. Ils pourraient être tenus pour responsables en cas de dégradation, d’infraction ou tout autre trouble survenant lors d’une manifestation interdite.
Pour garantir l’application de cette décision, le ministre a instruit plusieurs institutions sécuritaires et administratives : le Directeur général de la Police nationale, le Directeur général de la Gendarmerie nationale, le Commandant de la Garde nationale et nomade du Tchad, ainsi que les Délégués généraux du gouvernement dans les provinces, chacun dans le cadre de ses attributions.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par des revendications persistantes des diplômés sans emploi, qui réclament depuis plusieurs mois leur intégration dans la fonction publique.
La Rédaction
