Derrière les tribunes encore inachevées et les équipements qui tardent à sortir de terre, c’est toute l’ambition sportive du Tchad qui se joue. Le gouvernement veut désormais passer du constat à l’action pour remettre sur les rails plusieurs chantiers d’infrastructures sportives confrontés à des retards d’exécution ou à un arrêt prolongé.
Une réunion de travail tenue ce mercredi à N’Djamena a réuni le ministre de la Jeunesse et des Sports, Naïr Abakar, et le ministre des Infrastructures, du Désenclavement et de l’Entretien routier, Amir Idriss Kourda. Au centre des discussions : l’état d’avancement des ouvrages sportifs en cours et les moyens de débloquer les projets qui peinent à progresser.
L’état des lieux présenté au cours de cette rencontre fait apparaître 15 stades actuellement en construction, dont cinq à N’Djamena et dix dans les provinces. Un portefeuille d’infrastructures qui représente un enjeu majeur pour le développement du sport tchadien, mais dont l’exécution reste confrontée à plusieurs difficultés.
Retards techniques, contraintes administratives, problèmes opérationnels ou difficultés liées au suivi des travaux : les obstacles semblent multiples. Pour les autorités, l’urgence consiste désormais à établir un diagnostic précis de chaque chantier afin d’apporter des réponses adaptées plutôt que de laisser s’enliser des investissements destinés à la jeunesse et au mouvement sportif.
La principale décision issue de la rencontre est la mise en place d’un comité interministériel à vocation opérationnelle. Sa mission sera de passer en revue les différents chantiers, d’identifier les blocages et de formuler rapidement des solutions permettant leur reprise et leur achèvement.
Cette approche traduit la volonté de renforcer la coordination entre les secteurs des sports et des infrastructures. L’objectif n’est plus seulement de construire des stades, mais de faire en sorte que les investissements engagés débouchent sur des équipements réellement exploitables, sécurisés et adaptés aux besoins des sportifs et du public.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Naïr Abakar, a également insisté sur la nécessité de privilégier l’expertise technique et le respect des normes dans la réalisation des ouvrages. Le futur comité devra ainsi s’appuyer sur des professionnels qualifiés afin d’éviter que la recherche de célérité ne se fasse au détriment de la qualité.
Car l’enjeu dépasse la simple livraison des chantiers. Pour le Tchad, disposer d’infrastructures sportives modernes et fonctionnelles constitue un levier pour développer les disciplines sportives, améliorer les conditions de préparation des athlètes, favoriser l’organisation de compétitions et offrir aux jeunes davantage d’espaces dédiés à la pratique sportive.
Avec cette nouvelle dynamique interministérielle, le gouvernement entend donc donner une nouvelle impulsion aux projets en cours. L’ambition affichée est claire : transformer les chantiers en attente en équipements opérationnels et inscrire les infrastructures sportives dans une vision durable du développement de la jeunesse et du sport au Tchad.
MBAÏLEDE Trésor
