Face aux enjeux liés aux accidents de la circulation, le Tchad entend renforcer la prévention et la protection des usagers de la route. Cette ambition était au cœur des échanges, vendredi 7 août à N’Djamena, entre la ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Fatima Goukouni Weddeye, et la représentante résidente de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Tchad, Dr Blanche Anya.
Au-delà d’un simple rapprochement institutionnel, la rencontre traduit la volonté de placer la sécurité routière au croisement des politiques de transport et de santé publique. Les deux parties ont notamment examiné les moyens de renforcer les mécanismes de prévention et d’améliorer la prise en compte des risques auxquels sont exposés quotidiennement les conducteurs, les passagers et les autres usagers de la voie publique.
Au centre des discussions figure également l’Office national de la sécurité routière (ONASER). L’OMS pourrait apporter son expertise technique et institutionnelle afin de contribuer au renforcement des capacités de cette structure chargée de participer à la promotion de la sécurité sur les routes tchadiennes.
Cette perspective vise notamment à favoriser une approche plus structurée de la prévention des accidents. Sensibilisation des usagers, amélioration des pratiques, collecte et exploitation des données liées aux accidents ou encore promotion des comportements responsables pourraient ainsi constituer des leviers importants dans les prochaines actions communes.
Pour les autorités, l’objectif est de dépasser les campagnes ponctuelles de sensibilisation pour inscrire la sécurité routière dans une démarche durable, fondée sur la prévention et la responsabilisation de l’ensemble des acteurs.
Les échanges entre la ministre des Transports et la représentante de l’OMS ont également permis d’esquisser les contours d’une collaboration plus formelle. Les deux institutions souhaitent désormais confier à leurs équipes techniques la mission de poursuivre les concertations afin de définir un cadre de partenariat précis.
Ce futur dispositif devrait déterminer les domaines prioritaires d’intervention, les mécanismes de coopération ainsi que les modalités de l’accompagnement de l’OMS dans le secteur des transports.
À travers cette dynamique, le ministère des Transports et l’OMS affichent une ambition commune : faire de la sécurité routière un enjeu permanent de protection des populations. Une orientation qui pourrait contribuer à mieux coordonner les efforts de prévention et à renforcer les réponses institutionnelles face aux accidents de la circulation.
Le chantier est désormais entre les mains des équipes techniques, appelées à traduire cette volonté politique en actions concrètes. L’enjeu est de taille : instaurer progressivement une véritable culture de la sécurité routière, où la prudence et la prévention deviennent des réflexes partagés par tous les usagers.
MBAÏLEDE Trésor
