Après avoir enregistré un score historique en matière de sûreté aéroportuaire, le Tchad engage une nouvelle étape décisive pour consolider les acquis de son secteur aérien. La ministre des Transports, de l’Aviation civile et de la Météorologie nationale, Fatima Goukouni Weddeye, a présidé, mercredi 19 août 2026, une réunion consacrée à la préparation de l’audit de sécurité de l’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI) à l’Aéroport international Hassan-Djamous de N’Djamena.
Cette séance de travail traduit la volonté des autorités tchadiennes d’anticiper les exigences de l’audit et de transformer les récentes performances enregistrées en résultats durables. Autour de la ministre, les principaux acteurs du dispositif aéronautique ont été mobilisés, parmi lesquels l’Autorité de l’Aviation civile, la délégation de l’ASECNA et le CPEAIA.
Au-delà du bilan des performances déjà réalisées, les échanges ont porté sur les points nécessitant encore des améliorations. L’objectif est de détecter les éventuelles faiblesses, de renforcer la coordination entre les différentes structures et de garantir une réponse cohérente aux standards internationaux de sécurité aérienne.
Pour passer de la préparation à l’action, la ministre Fatima Goukouni Weddeye a fixé un délai précis. Les structures concernées devront élaborer, à compter du 20 août, un plan d’actions opérationnel dans un délai de dix jours.
Ce document devra identifier les mesures prioritaires, définir clairement les responsabilités des différentes parties prenantes et établir un calendrier d’exécution précis. Il sera ensuite transmis au Cabinet de la ministre pour validation.
Cette exigence de méthode marque une volonté de ne laisser aucune place à l’improvisation à l’approche de l’évaluation internationale. Pour les autorités, l’enjeu dépasse le seul résultat d’un audit : il s’agit de conforter durablement la crédibilité de l’aviation civile tchadienne et de maintenir l’Aéroport international Hassan-Djamous au niveau des exigences internationales.
À travers cette mobilisation, le département des Transports entend ainsi capitaliser sur les progrès enregistrés en matière de sûreté et accélérer les efforts de mise en conformité. Une démarche qui place la sécurité, la coordination institutionnelle et le respect des normes internationales au cœur de la stratégie de modernisation de l’aviation civile tchadienne.
L’audit de l’OACI apparaît dès lors comme une nouvelle épreuve, mais aussi comme une opportunité pour le Tchad de consolider les avancées réalisées et de franchir un nouveau cap dans la sécurisation de son espace aérien.
MBAÏLEDE Trésor
