Dans un contexte international marqué par la volatilité des échanges commerciaux et la montée des menaces transfrontalières, l’administration douanière tchadienne engage une nouvelle étape de sa transformation. Ce lundi 18 mai 2026, le Directeur Général Adjoint des Douanes et Droits Indirects, Neldji Ismaël Kondol, a procédé au lancement officiel du deuxième atelier consacré à l’élaboration du Plan stratégique de modernisation 2026-2030.
Organisé dans les locaux de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects, ce rendez-vous technique s’étendra jusqu’au 22 mai 2026 et mobilise les responsables des services centraux ainsi que les représentants des structures déconcentrées. L’enjeu : poser les fondations d’une administration douanière adaptée aux exigences d’un environnement économique en pleine recomposition.
Ouvrant les travaux, le Directeur Général Adjoint a dressé un diagnostic sans détour des mutations qui redessinent le paysage douanier. Digitalisation accélérée des procédures commerciales, sophistication des circuits frauduleux, pression croissante sur la performance des services publics : autant de facteurs qui imposent une réinvention profonde des modes d’action.
Dans son intervention, il a insisté sur la nécessité d’une posture proactive. Pour lui, l’institution doit désormais « anticiper plutôt que subir », en intégrant l’innovation technologique et l’agilité organisationnelle au cœur de son fonctionnement.
Au-delà des constats, l’atelier s’inscrit dans une logique de projection stratégique. Il ne s’agit pas uniquement d’actualiser des orientations existantes, mais de construire une feuille de route capable de transformer durablement l’institution.
L’ambition affichée est claire : faire émerger une administration plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers la qualité du service rendu aux usagers. Une vision qui place la performance, la sécurisation des recettes publiques et la lutte contre la fraude au centre des priorités.
Le futur Plan stratégique 2026-2030 est conçu comme bien plus qu’un document de planification. Il est pensé comme un instrument de pilotage et de réforme, destiné à structurer l’action douanière sur le moyen terme.
En filigrane, c’est toute la doctrine de gestion et d’intervention de l’administration qui est appelée à évoluer, dans un contexte où les douanes se positionnent comme un acteur clé de la souveraineté économique et sécuritaire du pays.
À travers cet atelier, les Douanes tchadiennes entendent ainsi franchir un cap : celui d’une institution en transition vers un modèle plus moderne, plus intégré et résolument tourné vers les standards internationaux.
La Rédaction
