Réunis au Musée national ce mercredi 1er avril 2026, les responsables des ex-mouvements politico-militaires ont vigoureusement condamné l’attaque de drone survenue à Tiné, qualifiant cet acte de « violation grave » de la souveraineté du Tchad et de menace directe pour la stabilité régionale.
Selon eux, cette agression, survenue le 18 mars et ayant coûté la vie à 24 civils, marque une dangereuse escalade sécuritaire. Les autorités tchadiennes attribuent l’attaque au Soudan.
Le président du G11, Ali Adoum Mannany, a rappelé que la signature de l’accord de paix à Doha en 2022 a ouvert la voie au Dialogue national inclusif. Un processus qui, selon lui, a permis de mettre fin à des années de confrontation armée et d’engager des réformes de stabilité et de gouvernance participative.
Mannany souligne par ailleurs que des progrès concrets ont été réalisés : d’anciens responsables rebelles siègent désormais dans les institutions de la République et d’autres poursuivent leur réinsertion socio-économique.
Face à l’attaque de Tiné, les ex-rebelles exigent l’identification et la traduction en justice des auteurs. Ils ont exprimé leurs condoléances aux familles des victimes et appelé les autorités à renforcer la protection du territoire national.
Ils ont également réaffirmé leur soutien « indéfectible » au président Mahamat Idriss Déby Itno, saluant sa détermination à défendre l’intégrité territoriale. Enfin, ils appellent la communauté internationale, notamment Union africaine et les Nations Unies, à assumer pleinement leurs responsabilités face à cette montée des tensions.
La Rédaction
