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Tchad : Les zones économiques spéciales en passe de devenir des moteurs industriels

Un nouveau pas vient d’être franchi dans la stratégie de modernisation économique du Tchad. À Niamey, l’Agence d’Administration des Zones Économiques Spéciales (AAZES) et le Fonds de Solidarité Africain (FSA) ont signé un accord-cadre destiné à hisser les zones économiques spéciales (ZES) au rang de véritables pôles industriels.

La cérémonie, présidée par le ministre tchadien de l’Industrie et du Commerce, a rassemblé plusieurs acteurs institutionnels et économiques, témoignant de l’importance de cette initiative pour l’avenir du pays.

Par cet accord, le FSA s’engage à soutenir techniquement et financièrement l’AAZES afin de doter le Tchad d’infrastructures industrielles modernes et compétitives. L’ambition est claire : attirer davantage d’investisseurs, favoriser l’émergence de nouvelles chaînes de valeur locales et créer des milliers d’emplois.

Dans une Afrique où la Zone de libre-échange continentale (ZLECAf) redéfinit les règles du commerce, le Tchad entend se positionner comme un acteur de premier plan.

Pour Kaye Marie Rolande, directrice générale de l’AAZES, cette signature représente « une étape décisive pour l’avenir économique et industriel du Tchad ». Elle a souligné que les zones économiques spéciales deviendront, grâce à ce partenariat, de véritables leviers de compétitivité et d’intégration régionale.

Elle n’a pas manqué de saluer le rôle moteur du FSA, qui a déjà contribué à l’industrialisation de plusieurs pays africains : « Le Fonds confirme une fois de plus sa capacité à catalyser le changement et à nourrir la vision d’une Afrique industrialisée et souveraine. »

L’accord s’inscrit dans la volonté du gouvernement tchadien de réduire la dépendance au secteur pétrolier. En multipliant les pôles industriels à travers les ZES, le pays mise sur une diversification économique durable et sur une meilleure intégration dans les marchés régionaux et internationaux.

Ce partenariat symbolise bien plus qu’une simple signature : il ouvre la voie à une transformation structurelle, où les zones économiques spéciales deviendront les incubateurs d’un Tchad plus industriel, plus compétitif et plus attractif.

La Rédaction

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