Agriculture, élevage, industrie et logistique : le Tchad et la Libye explorent de nouvelles opportunités pour dynamiser leurs échanges économiques et attirer davantage d’investissements.
Le Tchad entend diversifier ses partenariats économiques et renforcer son ancrage commercial dans l’espace régional. À Istanbul, en marge de la 42ᵉ session ministérielle du Comité permanent pour la coopération économique et commerciale de l’Organisation de la coopération islamique (COMCEC), N’Djamena et Tripoli ont engagé de nouvelles discussions autour du renforcement de leur coopération commerciale.
Au cœur de ces échanges bilatéraux, le ministre tchadien du Commerce et de l’Industrie, Dr Guibolo Fanga Mathieu, s’est entretenu avec son homologue libyen, M. Suhail Abu Shiha, ministre de l’Économie et du Commerce. Une rencontre qui traduit la volonté des deux pays d’explorer de nouvelles perspectives de collaboration et de donner une impulsion supplémentaire à leurs relations économiques.
Les discussions ont notamment porté sur le développement des échanges commerciaux, mais également sur les possibilités d’investissement dans plusieurs secteurs stratégiques. L’agriculture, l’élevage, l’industrie et la logistique figurent parmi les domaines identifiés comme porteurs d’opportunités pour les deux économies.
Pour le Tchad, l’enjeu est considérable. Il s’agit de mieux valoriser son potentiel productif, de créer des débouchés pour ses filières économiques et de renforcer son attractivité auprès des investisseurs étrangers. De son côté, la Libye représente un partenaire avec lequel le développement des échanges pourrait ouvrir de nouvelles perspectives de coopération économique.
Au-delà du caractère diplomatique de cette rencontre, c’est donc la question de la concrétisation des opportunités économiques qui se pose désormais. La multiplication des échanges commerciaux, la facilitation des investissements et le développement des circuits logistiques constituent autant de leviers susceptibles de transformer les ambitions affichées en retombées économiques tangibles.
Reste à traduire cette dynamique en engagements opérationnels, capables de favoriser les investissements, de stimuler les échanges et de profiter effectivement aux opérateurs économiques des deux pays.
À Istanbul, le Tchad et la Libye affichent ainsi leur volonté de regarder au-delà des relations diplomatiques pour construire un partenariat commercial davantage orienté vers les opportunités, la croissance et les intérêts économiques mutuels.
MBAÏLEDE Trésor
